Fintech : 21 start-up de neuf pays africains retenues par l'accélérateur Visa, le Niger et le Togo entrent

Vingt et une start-up financières issues de neuf pays africains ont été retenues pour la sixième cohorte de l'Africa Fintech Accelerator, le programme d'accompagnement lancé par Visa en 2023. La sélection a été rendue publique depuis Accra, au Ghana, le 2 octobre 2026, selon FollowICT. Fait notable : le Niger, le Togo et les Seychelles sont représentés pour la première fois.
Les thématiques retenues cette année recoupent les chantiers les plus concrets du continent : paiements, transferts de fonds, jetons adossés à des monnaies stables et finance durable, d'après FollowICT. Le coût des transferts d'argent vers et à l'intérieur de l'Afrique demeure l'un des plus élevés au monde, et plusieurs des entreprises accompagnées travaillent précisément sur ce poste de dépense qui ponctionne les revenus des familles et des petits commerçants.
Au-delà des quatre pôles habituels
L'entrée de jeunes pousses nigériennes, togolaises et seychelloises est le signal le plus intéressant de cette promotion. L'écosystème financier africain est le plus souvent résumé à quatre marchés — Nigeria, Kenya, Égypte, Afrique du Sud — qui concentrent l'essentiel des levées de fonds. La répartition de cette cohorte rappelle que les compétences existent aussi dans les pays enclavés du Sahel, sur la côte du golfe de Guinée et dans les petits États insulaires, loin des projecteurs.
Cent quatre start-up en trois ans
Avant cette promotion, le programme avait accompagné 104 start-up réparties sur cinq cohortes depuis 2023, pour une valorisation cumulée de 1,4 milliard de dollars et des activités déployées sur 28 marchés africains, rapporte Tech In Africa. La cinquième cohorte réunissait des entreprises de dix pays et dix-huit d'entre elles ont présenté leurs produits lors de la journée de démonstration finale.
Parmi les anciens du programme, la plateforme Credable travaille sur le crédit numérique, Kredete a lancé des cartes adossées à des monnaies stables et MoneyHash a décroché un contrat pluriannuel pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, détaille Tech In Africa. Godfrey Sullivan, responsable produits et solutions de Visa pour la région CEMEA, estime que la collaboration entre fondateurs et acteurs du secteur peut « élargir l'accès financier », selon la même source.
Ce qu'il faudra surveiller
Le dispositif reste celui d'un géant américain des paiements, qui y gagne un accès privilégié à un vivier d'entrepreneurs et à leurs technologies. L'enjeu pour les écosystèmes africains est que ces start-up conservent leur capital, leurs données et leur ancrage local une fois l'accompagnement terminé. La journée de démonstration qui clôt le parcours dira quels projets auront convaincu les investisseurs, et combien resteront détenus depuis le continent.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.

