Fleuve Congo : au moins 30 morts dans une collision entre deux embarcations surchargées dans l'Équateur

Story Africa·7 octobre 2026·2 min de lecture
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Au moins trente personnes sont mortes et des dizaines d'autres sont portées disparues après la collision de deux embarcations sur le fleuve Congo, le dimanche 4 octobre 2026 au soir, dans la province de l'Équateur, au nord-ouest de la République démocratique du Congo. Le drame s'est produit dans le secteur de Ngombe-Lukolela, selon Al Jazeera, qui cite les autorités provinciales.

Les deux bateaux venaient en sens inverse. Selon Al Jazeera, une unité métallique baptisée « Dieu se cache » avait quitté Kinshasa, tandis qu'une embarcation en bois, la « HB Super Victoire », descendait de Businga. L'agence APA, de son côté, indique qu'un des bateaux reliait la région de l'Oubangui à Kinshasa et l'autre faisait route de Kinshasa vers Lukolela. Les deux sources s'accordent sur un point : les embarcations étaient surchargées.

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« Presque tous les passagers piégés sous l'eau »

Crispin Mputu, ministre provincial de l'Intérieur de l'Équateur, a déclaré que « presque tous les passagers » à bord ont été piégés sous l'eau et que l'embarcation a coulé, des propos rapportés par Al Jazeera. Il a précisé que des victimes avaient déjà été inhumées et que le bateau parti de Kinshasa était surchargé de marchandises. Un agent de sécurité témoin de la scène a confirmé cette surcharge à l'agence Associated Press.

Le responsable provincial a aussi pointé une cause récurrente : de nombreux accidents surviennent parce que les bateaux naviguent de nuit. Les recherches se poursuivaient pour retrouver les disparus au moment des premiers comptes rendus, selon APA.

Un fleuve qui sert de route nationale

Dans un pays où le réseau routier reste très limité, le fleuve Congo et ses affluents assurent l'essentiel des déplacements de personnes et de marchandises entre Kinshasa et les provinces du nord-ouest. Les baleinières transportent passagers, vivres et carburant, souvent bien au-delà de leur capacité, et de nuit pour gagner du temps. APA rappelle que les accidents sont fréquents sur les voies navigables congolaises, en raison notamment de la surcharge et de conditions de navigation parfois difficiles.

Derrière le bilan comptable, il y a des familles de l'Équateur qui attendent sur les berges. La sécurité du transport fluvial — contrôle des charges, interdiction effective de la navigation nocturne, gilets de sauvetage, moyens de secours en amont — relève d'un droit élémentaire : celui de voyager sans risquer sa vie. Le bilan reste provisoire.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.