Formule 1 : la RDC dénonce le Grand Prix prévu au Rwanda et exige des garanties sur l'origine des fonds

Story Africa·16 octobre 2026·2 min de lecture
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La République démocratique du Congo a demandé le 15 octobre 2026 à la Formule 1 de renoncer au Grand Prix annoncé au Rwanda, estimant que la course offrirait une vitrine internationale à Kigali alors que la guerre se poursuit dans l'est du pays. La ministre des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner a déclaré que l'épreuve servirait à « redorer l'image » d'un dirigeant autoritaire, rapportent Al Jazeera et Africanews.

Le projet avait été présenté le 13 octobre 2026 par le président rwandais Paul Kagame, aux côtés du directeur général de la Formule 1 Stefano Domenicali et du président de la FIA Mohammed Ben Sulayem. La course se tiendrait sur un circuit encore à construire à Bugesera, près de Kigali, au début des années 2030. La Formule 1 n'a plus roulé sur le sol africain depuis 1993 : le retour du continent au calendrier est donc un événement attendu bien au-delà du Rwanda.

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Kinshasa réclame la traçabilité de l'argent

La ministre congolaise affirme avoir alerté Stefano Domenicali et les instances du sport dès février 2025 sur ce qu'elle juge moralement indéfendable. Kinshasa dit se réjouir du retour de la discipline en Afrique, mais demande à la Formule 1 d'exiger des « garanties crédibles et indépendantes » que le financement de la course ne provienne ni de minerais liés au conflit, ni de l'exploitation des ressources congolaises. La RDC soutient ouvertement la candidature concurrente de l'Afrique du Sud.

La Formule 1 a répondu qu'elle revendique un bilan économique, social et culturel positif dans les pays hôtes, qu'elle veille au respect de ses standards et de son intégrité par les promoteurs et partenaires, et qu'elle attend des effets bénéfiques de cette course, selon Africanews.

Un bras de fer qui dépasse le sport

Le contentieux s'inscrit dans une crise régionale ancienne. La RDC, les États-Unis et des experts de l'ONU accusent le Rwanda de soutenir les rebelles du M23 dans l'est congolais. Kigali rejette ces accusations et présente ses mesures comme une réponse sécuritaire face à des groupes armés opérant de part et d'autre de la frontière. En mars 2026, Washington a sanctionné l'armée rwandaise et quatre officiers supérieurs pour leur appui au M23 ; le Rwanda a dénoncé des sanctions unilatérales qui, selon lui, déforment la réalité du conflit.

Kinshasa avait déjà contesté par le passé les contrats de visibilité du Rwanda avec de grands clubs européens de football. Le débat posé aujourd'hui concerne tout le continent : quand le sport mondial revient enfin en Afrique après trente-trois ans d'absence, qui en profite, et à quelles conditions ? Aucune réaction officielle de Kigali à la demande congolaise n'avait été rendue publique au 16 octobre 2026.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.