Gabon : de 105 partis à trois, cinq formations dénoncent un retour au parti unique

Cinq partis politiques légalement reconnus au Gabon ont publié une déclaration commune le 5 octobre 2026 pour s'opposer au décret qui encadre le nombre de formations autorisées dans le pays. Le texte, adopté en Conseil des ministres à la fin du mois de septembre 2026, prévoit de ramener à trois ou cinq le nombre de partis, contre 105 aujourd'hui, et d'exiger de chacun un minimum de 10 000 adhérents, rapporte RFI, repris par allAfrica.
« Nous sentons un danger pour la démocratie dans notre pays », a averti Ariel Eloi Iwangou Iwangou, porte-parole du bloc et membre du Parti républicain et démocratique, qui y voit un retour au système du parti unique. Les cinq formations ont saisi la Cour constitutionnelle fin septembre 2026 pour faire annuler la mesure.
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Le gouvernement défend une opération d'assainissement d'un paysage politique morcelé : avec plus d'une centaine de partis pour une population d'environ deux millions et demi d'habitants, beaucoup de structures n'existent que sur le papier et vivent de leur capacité à monnayer un soutien. La réduction du nombre de partis figurait parmi les recommandations du Dialogue national inclusif tenu à Libreville en avril 2024, après le coup d'État d'août 2023.
Mais rationaliser et verrouiller ne sont pas la même chose. Un seuil de 10 000 adhérents place la barre très haut dans un pays peu peuplé, où les partis d'opposition disposent rarement d'une implantation nationale et de moyens financiers comparables à ceux de la majorité. Fixer par décret le nombre de partis autorisés, c'est aussi désigner, de fait, qui a le droit de concourir.
Le pluralisme comme ligne de défense
Le débat gabonais n'est pas isolé sur le continent : plusieurs pays passés par un coup d'État ou une transition ont réorganisé leur champ politique au nom de l'efficacité, en resserrant au passage l'espace laissé à la contestation. Défendre les droits des Africains, c'est aussi défendre leur droit de s'organiser, de se compter et de perdre une élection sans disparaître.
La Cour constitutionnelle doit maintenant dire si le décret est conforme à la loi fondamentale. Sa décision indiquera jusqu'où le pouvoir issu de la transition accepte d'être contredit par ses propres institutions.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


