Gabon : pénurie de gasoil à Libreville, automobilistes rationnés et taxis à l'arrêt

Depuis le 30 septembre 2026, les automobilistes du Grand Libreville affrontent une pénurie de gasoil qui a vidé ou rationné les principales stations-service de la capitale gabonaise, rapporte Gabon Review. Le ministère du Pétrole et du Gaz a annoncé un retour progressif à la normale à partir du 4 octobre, selon Gabon Media Time.
Des stations à sec, du nord au sud de la ville
Les files d'attente se sont formées aux Charbonnages, à Bessieux, à La Peyrie, à Supergros, au carrefour Hassan et à la station PetroGabon de la Cité de la démocratie. Là où il restait du carburant, les pompistes ont limité chaque client à une dizaine de litres, ou à 5 000 francs CFA d'achat — une somme qui ne couvre pas une demi-journée de travail pour un chauffeur de taxi, note Gabon Review. Sur place, l'explication manque : « Nous n'avons aucune idée sur l'origine de cette pénurie », confie un pompiste au média gabonais.
La rentrée scolaire et les commerces touchés
La pénurie est tombée en pleine période de rentrée, perturbant le transport scolaire. Les activités commerciales ont ralenti et les entreprises qui dépendent de groupes électrogènes se sont retrouvées menacées à leur tour. Gabon Review relève que l'absence de communication officielle pendant les premiers jours a nourri l'exaspération autant que la pénurie elle-même.
La réponse des autorités
Selon Gabon Media Time, le ministère du Pétrole et du Gaz a attribué la rupture d'approvisionnement à l'épuisement critique des stocks détenus par les distributeurs. Des réserves de l'État gérées par la SGEPP ont été mises à disposition des stations, en coordination avec la SOGARA, et un rationnement temporaire a été instauré pour préserver le peu de carburant disponible. Un navire d'importation était attendu dans la soirée du 3 octobre 2026, ouvrant la voie à une normalisation dès le lendemain.
Le paradoxe des pays producteurs
La scène est familière dans plusieurs États pétroliers du continent : exporter du brut et manquer de carburant à la pompe, faute de capacités de raffinage suffisantes et de logistique d'importation fiable. La valeur ajoutée se crée ailleurs, et le consommateur africain subit les ruptures. C'est l'un des déséquilibres les plus concrets de l'économie extractive — et l'un des plus réparables, à condition d'investir dans la transformation locale.
Reste à savoir si l'approvisionnement tiendra au-delà de l'arrivée de ce navire. Les Librevillois attendent surtout un calendrier de reconstitution des stocks et une explication publique sur la manière dont les réserves ont pu tomber aussi bas.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.

