Gaz : la Tanzanie approche d'un accord de 42 milliards de dollars, le plus gros investissement de son histoire

Story Africa·15 octobre 2026·2 min de lecture
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La Tanzanie est en passe de conclure un accord de développement gazier estimé à 42 milliards de dollars avec Shell et Equinor, ce qui en ferait le plus important investissement unique de son histoire, rapporte Africanews le 15 octobre 2026, citant Reuters. Les responsables tanzaniens présentent le projet comme un levier d'industrialisation du pays.

Le projet porte sur un complexe de gaz naturel liquéfié alimenté par environ 47 130 milliards de pieds cubes de réserves offshore, Shell opérant les blocs 1 et 4 et Equinor le bloc 2, aux côtés de la société publique Tanzania Petroleum Development Corporation (TPDC). Ce volume placerait la Tanzanie parmi les six premiers détenteurs de réserves gazières du continent, derrière le Nigeria, l'Algérie, le Sénégal, le Mozambique et l'Égypte.

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Trois ans de bras de fer sur le partage des revenus

Les négociations étaient au point mort depuis 2023, après que Dodoma a demandé la révision d'un accord fiscal déjà conclu. Les frictions portaient sur les cadres juridiques, les mécanismes de règlement des différends et le partage des revenus entre l'État et les investisseurs : autrement dit, sur la part que conserve le pays propriétaire du gaz. En septembre 2026, la TPDC a déclaré ces conditions désormais « largement achevées ».

Le directeur général de la TPDC, Mussa Makame, avait précisé le 11 mars 2026 à Dodoma, selon le site tanzanien The Chanzo, qu'un volume significatif de gaz serait réservé au marché intérieur dans le cadre de l'accord. C'est un point décisif pour un pays qui veut industrialiser plutôt que simplement exporter.

Une usine en 2034, pas demain

La patience sera nécessaire. Le complexe prévoit un terminal à Likong'o, dans la région de Lindi, pour une capacité pouvant atteindre 10 millions de tonnes de GNL par an. Après la signature de l'accord de gouvernement hôte doit venir une phase de pré-ingénierie de deux à trois ans, puis la décision finale d'investissement, que des analystes situent plutôt en 2028-2029, pour une production attendue vers 2034, selon The Chanzo.

Un corridor énergétique est-africain en construction

Ce chantier s'inscrit dans un ensemble. L'oléoduc d'Afrique de l'Est, long de 1 443 km, relie Hoima en Ouganda à la péninsule de Chongoleani, près de Tanga, sur l'océan Indien. Les premières exportations de brut ougandais par le port tanzanien de Tanga sont attendues en 2027, selon Africanews.

Le reste du continent avance sur la même ligne : Aliko Dangote a lancé les travaux d'une raffinerie de 17 milliards de dollars au Kenya, et TotalEnergies a relancé en janvier 2026 l'usine de GNL de 20 milliards de dollars au Mozambique, suspendue depuis 2021 à cause des violences au Cabo Delgado. Reste la question qui décidera du bénéfice réel pour les Tanzaniens : la transformation sur place et la part des revenus, pas le seul montant annoncé.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.