Ghana : John Mahama gracie 863 détenus et commue onze condamnations à mort

Story Africa·6 octobre 2026·2 min de lecture
Partager WhatsApp FacebookXTelegram

Le président ghanéen John Dramani Mahama a accordé sa grâce à 863 personnes condamnées, a annoncé le 5 octobre 2026 son porte-parole Felix Kwakye Ofosu, également ministre chargé de la Communication gouvernementale. La mesure est présentée comme un geste de clémence lié au 70e anniversaire de l'indépendance du pays.

Qui est concerné

D'après le communiqué de la présidence, repris par les médias ghanéens Citi News et Daily Graphic, 819 primo-délinquants bénéficient d'une libération pure et simple. S'y ajoutent treize détenus âgés de 70 ans et plus, six détenus gravement malades, deux personnes libérées sur recommandation spéciale, trois à la suite de pétitions et trois autres relevant de catégories diverses.

La décision touche aussi le couloir de la mort : onze condamnations capitales sont commuées en réclusion à perpétuité. Six peines de perpétuité sont, elles, ramenées à vingt ans de prison ferme.

Une prérogative constitutionnelle

Le chef de l'État a exercé son droit de grâce au titre de l'article 72(1) de la Constitution de 1992, après consultation du Conseil d'État, précise le communiqué. Les institutions concernées ont reçu instruction de mettre la décision en application.

Le texte officiel qualifie l'opération d'occasion d'« un acte de clémence et de réflexion nationale ». Le Ghana, premier pays d'Afrique subsaharienne à avoir accédé à l'indépendance, le 6 mars 1957, célébrera officiellement son 70e anniversaire le 6 mars 2027.

Ce que cela dit du système pénitentiaire

Le poids des primo-délinquants dans la liste — plus de neuf graciés sur dix — éclaire la composition des prisons ghanéennes : une majorité de personnes condamnées pour une première infraction, souvent sans grande gravité, et dont le maintien en détention coûte cher à l'État sans bénéfice clair pour la sécurité publique.

La commutation des onze peines capitales constitue le signal le plus fort. Elle réduit de onze le nombre de personnes exposées à une exécution, sans que la présidence ait annoncé, à ce stade, de réforme de fond sur la peine de mort. Le sort réservé aux détenus gravement malades et aux plus de 70 ans soulève, lui, la question des conditions de prise en charge sanitaire et du vieillissement en prison, rarement documentées publiquement en Afrique de l'Ouest.

Cet article t'a plu ? Fais-le tourner.

Partager WhatsApp FacebookXTelegram

Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone

Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.