Ghana : la Banque centrale ne s'oppose pas au rachat de Société Générale Ghana par le marocain Attijariwafa

Story Africa·5 octobre 2026·2 min de lecture
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Ghana : la Banque centrale ne s'oppose pas au rachat de Société Générale Ghana par le marocain Attijariwafa
Photo : Jim Evans · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

La Banque centrale du Ghana a notifié son « absence d'objection » au rachat de 55,22 % du capital de Société Générale Ghana par le groupe marocain Attijariwafa Bank, a rapporté le 5 octobre 2026 le média ghanéen Adom Online. L'opération avait été annoncée le 1er octobre 2026 à la Bourse d'Accra, où la filiale est cotée depuis 1995.

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Société Générale cède la totalité de sa participation de 60,22 %, selon Adom Online. Attijariwafa en reprend 55,22 %, et le Social Security and National Insurance Trust (SSNIT), le fonds de pension public ghanéen, en acquiert 5 % supplémentaires, portant sa part de 19,36 % à 24,36 %. L'homme d'affaires ghanéen Daniel Ofori conserve 6,81 % du capital, précise le site Billionaires.Africa. Le montant de la transaction n'a pas été rendu public.

L'acheteur n'est pas un inconvenu sur le continent. Attijariwafa Bank, contrôlée par le holding marocain Al Mada, revendique une présence dans 27 pays, plus de 12 millions de clients et 22 052 salariés, d'après le North Africa Post. Il est déjà installé en Côte d'Ivoire, au Sénégal, au Togo, au Bénin, au Mali, au Niger et au Burkina Faso, et fait du commerce intra-africain l'un de ses axes affichés. Son PDG, Mohamed El Kettani, a présenté la signature comme un signe de confiance dans les perspectives du Ghana.

Ce que pèse la banque rachetée

Société Générale Ghana n'est pas un établissement marginal : plus de 500 salariés et une quarantaine d'agences réparties dans 24 villes, pour environ 3,4 % des actifs du secteur bancaire ghanéen et 5 % des crédits, selon Billionaires.Africa, qui la situait au douzième rang national par les actifs. Pour justifier son feu vert, la Bank of Ghana a mis en avant la solidité financière d'Attijariwafa et sa capacité à porter de gros financements. Aucun actionnaire ne s'est opposé à la cession. D'après Adom Online, les discussions ont porté sur le maintien des emplois et de l'activité, la direction de la banque devant rester entre des mains ghanéennes.

Prochaine étape, puis la vraie question

Le transfert des actions doit encore être approuvé par la Securities and Exchange Commission ghanéenne, la banque étant cotée. L'opération illustre un mouvement de fond : les banques européennes réduisent leur exposition africaine et ce sont des groupes du continent qui reprennent les actifs. Un transfert de propriété vers des capitaux africains sert la souveraineté financière du continent. Il ne dispense pas de surveiller ce qui compte pour les Ghanéens : le coût du crédit, l'accès au financement des PME et le sort des 500 salariés.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.