Ghana : la grève des enseignants entre dans sa deuxième semaine, 80 000 promus attendent leur augmentation

Story Africa·8 octobre 2026·2 min de lecture
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La grève des enseignants ghanéens est entrée dans sa deuxième semaine, après l'échec des négociations du mardi 6 octobre 2026 entre le gouvernement et les syndicats, rapporte RFI. Les discussions devaient reprendre le mercredi 7 octobre. Le mouvement, lancé le 25 septembre, laisse des classes vides dans un pays qui a fait de la scolarisation gratuite au lycée l'un de ses marqueurs politiques.

Au cœur du conflit, une promesse de carrière restée lettre morte. Environ 80 000 enseignants ont obtenu un grade supérieur au cours de l'année, sans l'augmentation de salaire qui l'accompagne, selon l'Association nationale des enseignants du Ghana (GNAT). Le gouvernement explique ce décalage par des difficultés de traitement des dossiers et promet de verser les sommes dues avant le 30 octobre 2026.

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Une convention collective expirée depuis juin

Deuxième revendication : la convention collective, arrivée à échéance en juin, n'a toujours pas été renouvelée plus de trois mois plus tard. Troisième point, l'indemnité de 20 % destinée aux enseignants affectés dans les zones défavorisées. Isaac Baah, responsable des rémunérations à la GNAT, rappelle que John Mahama s'était engagé, s'il était élu, à l'appliquer « en priorité ». Dix-huit mois après l'arrivée au pouvoir de son gouvernement, elle n'est pas en place. L'exécutif veut d'abord vérifier la liste des bénéficiaires et envisage un versement en janvier.

Le mouvement est porté par la GNAT, la NAGRAT, qui regroupe les enseignants diplômés du supérieur, et la PRETAG. Les syndicats exigent également l'application intégrale de l'accord conclu le 31 août 2026 avec le ministère de l'Éducation et le Ghana Education Service, « sans aucune modification », selon Cosmos Ennu Kwaw, secrétaire régional de la GNAT pour le Grand Accra, cité par MyJoyOnline.

Les classes d'examen en première ligne

Les élèves qui préparent leurs examens de fin d'études sont les plus exposés : leur temps de révision se réduit et le retard s'accumule, observe George Tackie, analyste ghanéen interrogé par RFI. Celui-ci attribue le blocage à la contrainte budgétaire : « l'argent manque », dit-il, pointant le coût de la gratuité de l'enseignement secondaire et suggérant que les familles prennent en charge la moitié des frais scolaires.

C'est le dilemme que connaissent plusieurs États du continent : élargir l'accès à l'école sans avoir sécurisé la masse salariale qui va avec. Au Ghana, deuxième producteur mondial de cacao et grand exportateur d'or, la question posée par cette grève est moins celle des moyens que celle des priorités budgétaires.

Les négociations se poursuivent. Aucun des syndicats n'a annoncé de reprise des cours à ce stade, et les consignes doivent passer par leurs canaux officiels.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.