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Guinée, 1958 : le jour où le « non » a fait trembler l'empire français

Story Africa·2 octobre 2026·2 min de lecture
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En 1958, la France du général de Gaulle propose à ses colonies africaines de rester au sein d'une « Communauté » aux compétences très encadrées. Le référendum a lieu le 28 septembre. Un seul territoire répond « non » : la Guinée.

Un « non » massif

Sékou Touré, président du Conseil de gouvernement de la Guinée française, et son parti appellent à voter contre. Le résultat est écrasant : 95,2 % des voix pour le « non », un score sans équivalent dans les autres territoires africains consultés. De Gaulle avait pourtant prévenu que l'indépendance était à la disposition de la Guinée si elle disait non, et que la métropole n'y ferait pas obstacle.

L'indépendance est proclamée le 2 octobre 1958, quatre jours seulement après le vote. Une phrase attribuée à Sékou Touré est restée célèbre : « Nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l'esclavage ». Certains historiens invitent toutefois à nuancer le récit devenu légendaire de cette période.

Une indépendance aux lendemains difficiles

L'événement a un retentissement bien au-delà de la Guinée : les autres colonies françaises d'Afrique subsaharienne accéderont à l'indépendance en 1960. Mais la rupture avec la France est brutale. Sékou Touré dirigera ensuite le pays jusqu'à sa mort en 1984, dans un régime de plus en plus autoritaire dont l'héritage reste très débattu.

À retenir

Le « non » guinéen de 1958 a ouvert la voie aux indépendances africaines de 1960. C'est cette date, le 2 octobre, que les Guinéens célèbrent chaque année comme leur fête de l'indépendance.

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