Guinée-Bissau : la commission électorale juge impossible le scrutin du 6 décembre, promis après le coup d'État

Story Africa·10 octobre 2026·2 min de lecture
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Guinée-Bissau : la commission électorale juge impossible le scrutin du 6 décembre, promis après le coup d'État
Photo : Ranjit Bhaskar of Al Jazeera English · CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

La Commission nationale électorale (CNE) de Guinée-Bissau a estimé le jeudi 8 octobre 2026 que le pays n'était pas en mesure d'organiser la présidentielle et les législatives fixées au 6 décembre, le scrutin qui devait refermer la parenthèse militaire ouverte en novembre 2025. « Les conditions ne seront pas réunies pour organiser des élections » à cette date, a déclaré la vice-présidente de la CNE, Felisberta Moura Vaz, devant la presse, selon l'AFP et le site afrique.le360.ma.

La responsable a précisé que l'institution avait transmis son avis au président de la transition, le général Horta N'Tam, qui avait lui-même fixé la date. Interrogée sur un report, elle s'est gardée de l'annoncer : « Je ne dirai pas que les élections seront reportées », a-t-elle répondu, renvoyant la décision au chef de la transition. Reçu le même jour par le général N'Tam, le Premier ministre Ilidio Vieira Té a soutenu qu'aucun parti n'était prêt à se présenter, la plupart des directions politiques étant arrivées à échéance et devant être renouvelées.

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Onze mois de pouvoir militaire

L'armée a pris le pouvoir le 26 novembre 2025, la veille de la proclamation attendue des résultats provisoires de la présidentielle et des législatives du 23 novembre. Elle a écarté le président sortant Umaro Sissoco Embaló et suspendu le processus électoral. De nombreux observateurs soupçonnent l'ancien chef de l'État d'avoir lui-même orchestré ce coup de force pour interrompre un scrutin qu'il semblait perdre, rapporte l'AFP.

Exilé au Maroc, Umaro Sissoco Embaló a assuré à l'agence française qu'il rentrerait et se présenterait. La junte, qui s'est progressivement éloignée de lui, a invoqué début octobre 2026 des raisons de sécurité pour empêcher un retour annoncé pour le 4 octobre. Plusieurs membres de la garde présidentielle, jugée loyale à l'ex-président, ont été désarmés et placés sous surveillance au quartier général de l'armée ; le 7 octobre, le général N'Tam a appelé ceux qui détiennent encore des armes à les rendre.

Dakar et la CEDEAO en médiation

Le Sénégal, médiateur au nom de la CEDEAO, demande que toute modification du calendrier repose sur un processus inclusif et transparent, assorti de garanties claires de retour à un pouvoir civil, et réclame la levée des restrictions pesant sur les activités politiques et civiques, indique Africanews.

En août 2026, un référendum avait validé une révision constitutionnelle élargissant les pouvoirs du président, présentée par la junte comme un préalable à la stabilité des institutions et boycottée par une partie de l'opposition. Depuis son indépendance du Portugal en 1974, ce pays lusophone coincé entre le Sénégal et la Guinée a connu cinq coups d'État et de nombreuses tentatives, rappelle l'AFP. Les Bissau-Guinéens, eux, attendent toujours de savoir quand leurs voix seront comptées.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.