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Guinée-Bissau : la junte interdit le retour d'Umaro Sissoco Embaló à deux mois de la présidentielle

Story Africa·2 octobre 2026·2 min de lecture
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Le Haut Commandement militaire bissau-guinéen a publié le 1er octobre 2026 un communiqué interdisant le retour au pays de l'ancien président Umaro Sissoco Embaló, renversé par l'armée en novembre 2025. Les militaires invoquent « l'absence, à ce stade, de conditions de sécurité suffisantes pour garantir son retour et préserver l'ordre public », selon le texte relayé par Conakry Infos.

Embaló avait annoncé qu'il rentrerait le 4 octobre 2026 pour briguer la magistrature suprême. Il l'avait déclaré lors d'un entretien accordé à Jeune Afrique le 29 septembre 2026, depuis Brazzaville, rapporte le site Ouestaf. La junte, dirigée par le général Horta N'Tam, avait jusque-là admis qu'en tant que citoyen bissau-guinéen il disposait du droit constitutionnel de revenir.

Un coup d'État à la veille des résultats

Le putsch de novembre 2025 est survenu la veille de la proclamation des résultats de la présidentielle du 23 novembre, à laquelle Embaló était candidat à un second mandat. Le processus électoral avait alors été suspendu, et l'ancien chef de l'État avait quitté le pays. Depuis l'indépendance arrachée au Portugal en 1974, la Guinée-Bissau a connu cinq coups d'État, selon Africanews.

La junte a promis des élections présidentielle et législatives le 6 décembre 2026. Elle maintient dans le même temps l'interdiction des manifestations et des rassemblements politiques « pendant la transition », rappelle son communiqué.

Une transition sous surveillance

Écarter du territoire le président que l'on a renversé, deux mois avant le scrutin censé refermer la transition, pose une question simple : de quelle compétition parle-t-on ? Le droit de se présenter et le droit de faire campagne ne valent que si le candidat peut fouler le sol de son pays. Les autorités de transition n'ont pour l'heure fixé aucune condition ni aucun calendrier pour un éventuel retour.

La Guinée-Bissau est l'un des États les plus fragiles de l'espace CEDEAO, marqué par des décennies d'instabilité militaire. La crédibilité du scrutin du 6 décembre 2026 se jouera autant sur le dépouillement que sur la liberté laissée aux candidats d'ici là.

Aucune réaction officielle de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest n'apparaissait, au 2 octobre 2026, dans les sources consultées. L'organisation régionale reste l'arbitre attendu de cette transition : sa fermeté ou son silence dans les prochains jours pèsera sur la suite.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.