Guinée : l'opposant Aliou Bah libéré après une grâce de Doumbouya, 217 détenus concernés

Story Africa·5 octobre 2026·2 min de lecture
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Guinée : l'opposant Aliou Bah libéré après une grâce de Doumbouya, 217 détenus concernés
Photo : Aboubacarkhoraa · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

L'opposant guinéen Mamadou Aliou Bah, président du Mouvement démocratique libéral (MoDeL), a été libéré après une grâce présidentielle accordée par le général Mamadi Doumbouya à l'occasion du 68e anniversaire de l'indépendance de la Guinée, le 2 octobre 2026. Au total, 217 détenus bénéficient de la mesure, selon Guinée Live.

Aliou Bah avait été condamné le 7 janvier 2025 à deux ans de prison ferme pour « offense et diffamation » envers le chef de l'État, après avoir appelé les responsables religieux à rompre le silence et qualifié d'incompétente la junte au pouvoir, rapporte Africanews. La cour d'appel avait confirmé la peine le 28 mai 2025, alors que le parquet réclamait cinq ans.

Une grâce, pas un acquittement

La libération est conditionnée à un programme de formation civique et de réinsertion de 45 jours, dont les modalités doivent être précisées par un arrêté conjoint des ministres de la Justice et de la Défense, précise Guinée Live. La nuance est importante : une grâce éteint la peine mais laisse la condamnation inscrite, là où la Cour de justice de la CEDEAO avait ordonné une libération « immédiate et inconditionnelle ».

C'est précisément ce qu'ont relevé plusieurs figures de l'opposition. L'ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo a contesté la forme de la grâce en invoquant la décision de la juridiction communautaire, selon Guinée Live, qui mentionne également une réaction de Faya Millimouno. Pour ces voix, accepter une faveur présidentielle revient à valider une condamnation que la CEDEAO juge illégitime.

Un espace politique rétréci depuis 2021

Le général Doumbouya a pris le pouvoir par un coup d'État en septembre 2021, avant de remporter l'élection présidentielle de décembre 2025 sans adversaire de premier plan. Africanews rappelle que la période a été marquée par des dissolutions de partis, des interdictions de manifester et des arrestations de voix critiques.

La libération d'Aliou Bah est une bonne nouvelle pour sa famille et ses militants, dont un sympathisant de Labé a salué la nouvelle auprès de MediaGuinée. Elle ne règle pourtant pas la question de fond : celle du droit de critiquer un dirigeant sans risquer la prison. Le délit d'offense au chef de l'État, hérité des législations autoritaires, reste inscrit dans le code pénal guinéen et peut servir demain contre un autre opposant ou un autre journaliste.

Reste à voir si la grâce du 2 octobre ouvre un dégel durable ou s'il s'agit d'un geste ponctuel de communication, à l'approche des élections législatives attendues pour parachever la transition.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.