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- La Guinée a inauguré à Conakry sa première raffinerie d'or, Nimba Gold Refinery.
- Le pays a exporté 70 tonnes d'or en 2025, dont environ 50 issues de l'orpaillage, selon RFI.
La Guinée a inauguré à Conakry sa première raffinerie d'or, baptisée Nimba Gold Refinery, une installation destinée à transformer sur place un métal que le pays vendait jusqu'ici à l'état brut. L'information a été publiée le 2 novembre 2026 par RFI, qui présente l'usine comme la première du genre en territoire guinéen.
Le chiffre qui donne la mesure de l'enjeu est celui des exportations : 70 tonnes d'or sont sorties de Guinée en 2025, dont environ 50 tonnes extraites par les mines artisanales, selon RFI. Autrement dit, l'essentiel de la richesse aurifère guinéenne vient de pelles, de tamis et de bras, et repartait sans qu'aucune valeur ne soit ajoutée sur le sol national.
« Cette époque est révolue »
Le ministre des Mines, Bouna Sylla, a rappelé que la Guinée exploitait et exportait son or à l'état brut depuis des siècles et a estimé que « cette époque est révolue ». Toujours selon le ministre, cité par RFI, l'État pourrait acheter jusqu'à 30 % de l'or produit par les mines industrielles et semi-industrielles afin de l'acheminer vers la nouvelle raffinerie.
Reste à savoir d'où viendra la matière première. Le directeur de l'Observatoire guinéen des mines et des métaux, Oumar Totiya Barry, souligne que « une partie importante de cette production artisanale échappe encore au contrôle de l'administration minière », et évoque un transit frauduleux de l'or guinéen vers le Mali et d'autres pays voisins. Capter ces volumes sera la condition de survie économique de l'usine.
Les orpailleurs, variable d'ajustement
L'inauguration arrive quelques jours après une décision lourde pour des centaines de milliers de familles : les autorités ont suspendu l'orpaillage artisanal, officiellement pour des motifs environnementaux, précise RFI. Des observateurs cités par la radio estiment que le gouvernement pourrait profiter de cette pause pour réorganiser la filière. La question reste posée : les orpailleurs seront-ils intégrés à la chaîne de valeur ou simplement écartés au profit des circuits officiels ?
La Guinée n'avance pas seule sur ce terrain. Le Mali, le Burkina Faso et le Ghana ont déjà inauguré leurs propres raffineries, et la Côte d'Ivoire doit ouvrir la sienne en 2027, selon RFI. Une même idée traverse ces chantiers : cesser d'expédier des minerais bruts pour en exporter des produits finis, et garder sur le continent les marges que prenaient jusqu'ici les raffineries étrangères.
Le test viendra des volumes réellement raffinés à Conakry dans les mois à venir, et de la part de l'or artisanal que l'État parviendra à ramener dans un circuit légal sans priver de revenus ceux qui le sortent de terre.
Sources et crédits photo
Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées.
