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Guinée : le relogement des sinistrés de la décharge de Conakry s'organise

Story Africa·1 octobre 2026·2 min de lecture
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Un mois après l'effondrement de la décharge de Dar-es-Salaam à Conakry, survenu dans la nuit du 23 août 2026, le gouvernement guinéen organise le relogement des près de 2 000 sinistrés. Selon RFI, ce drame a causé la mort de 36 personnes et entraîné le déguerpissement du quartier. Les personnes déplacées, jusqu'ici hébergées dans des écoles, doivent quitter ces centres d'urgence avant la rentrée des classes fixée au 5 octobre 2026.

Pour faciliter cette transition, l'État a mis en place une aide financière de 21 millions de francs guinéens par chef de famille. Cette somme, destinée à la location d'un nouveau logement, est distribuée en deux tranches par l'Agence nationale de gestion des urgences et des catastrophes humanitaires (Anguch). Le directeur de l'agence, Lancei Touré, a souligné la rigueur du recensement effectué auprès des locataires et des propriétaires des bâtiments démolis pour encadrer cette opération.

Cependant, des zones d'ombre persistent, suscitant l'inquiétude des personnes concernées. Mouctar Bah, porte-parole du collectif « Dar-es-Salaam n'est pas une poubelle », exprime ses craintes face à l'absence de distinction claire entre les locataires et les propriétaires dans le versement de l'aide. Pour les propriétaires dont les concessions ont été détruites, l'absence de précision sur une indemnisation spécifique des biens immobiliers constitue une source majeure d'incertitude.

Au-delà de la question financière, le calendrier serré impose une pression supplémentaire sur les familles. Alors que la rentrée scolaire approche, les sinistrés doivent réussir à se loger et à inscrire leurs enfants dans de nouveaux établissements dans un délai très court. La gestion de ce relogement reste un défi logistique et social crucial pour les autorités, qui doivent désormais répondre aux interrogations légitimes des citoyens sur la réparation des pertes subies.

Notre regard

La gestion des catastrophes urbaines en Afrique exige une transparence totale et une justice sociale irréprochable envers les citoyens les plus vulnérables. La dignité des sinistrés de Conakry repose sur la reconnaissance de leurs droits, qu'ils soient locataires ou propriétaires. L'État a le devoir moral de garantir un accompagnement équitable pour reconstruire des vies brisées par ce drame, en plaçant la solidarité nationale au cœur de la reconstruction.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.