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IA : l'Afrique pèse moins de 1 % des capacités mondiales de data centers

Story Africa·28 septembre 2026·2 min de lecture
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L'Afrique représente moins de 1 % des capacités mondiales de centres de données et contrôle environ 0,5 % du marché du cloud, selon Forbes Afrique, au moment où l'intelligence artificielle devient le principal moteur de la demande mondiale en puissance de calcul.

« Quels problèmes voulons-nous résoudre d'abord ? »

Le 25 septembre 2026 à Nairobi, en marge de la semaine de haut niveau des Nations unies, le chercheur Girmaw Abebe Tadesse a plaidé auprès d'ONU Info pour que le continent conçoive ses propres outils plutôt qu'il n'importe des systèmes pensés ailleurs. Membre du panel scientifique international indépendant sur l'IA soutenu par l'ONU, il dirige le laboratoire « AI for Good » de Microsoft au Kenya. Sa question de départ tient en une phrase : « quels problèmes nous voulons résoudre d'abord ». Il cite l'Initiative Digital Villages, qui applique les outils numériques au développement agricole, et insiste sur la nécessité de faire travailler ensemble États, universités, entreprises technologiques et communautés créatives.

360 mégawatts pour un continent

Les chiffres disent l'ampleur du retard matériel. La capacité active de data centers en Afrique tourne autour de 360 mégawatts, avec 238 mégawatts supplémentaires en construction, indique Forbes Afrique. Un centre de 10 mégawatts exige entre 100 et 120 millions de dollars d'investissement. Les chantiers se multiplient néanmoins : ST Digital a inauguré un site à Nkok, au Gabon, en juillet 2026, et un centre Tier 3 en Côte d'Ivoire en octobre 2025 ; le Maroc porte un projet hyperscale de 500 mégawatts à Dakhla ; l'Algérie a bâti un centre national avec Huawei ; le Sénégal a déployé un cloud national avec Alibaba Cloud pour les Jeux olympiques de la jeunesse 2026.

L'électricité, premier verrou

« Le frein majeur numéro un, c'est d'assurer l'énergie », résume le spécialiste Stéphane Duproz, cité par Forbes Afrique. Viennent ensuite la visibilité réglementaire, des engagements clients durables et la formation : les compétences locales constituent un obstacle sérieux, souligne Yann-Gabriel N'Zi dans le même article. Autrement dit, la souveraineté numérique ne se décrète pas ; elle se finance et s'électrifie.

Des annonces à vérifier

Le cas camerounais illustre l'écart entre communication et engagement. Lors du premier dialogue économique et commercial Cameroun-États-Unis, le 27 août 2026, l'entreprise américaine Cybastion a annoncé 75 millions de dollars, soit environ 42 milliards de francs CFA, pour un centre de données dit « souverain » à Douala, adossé à sa propre production électrique. Ni la puissance informatique, ni la technologie énergétique, ni le site exact, ni le calendrier, ni le montage financier n'ont été rendus publics, relèvent Africtelegraph et Notre Afrik, qui parlent d'une intention d'investissement plutôt que d'un financement bouclé. Or les données de santé, bancaires et administratives des Africains s'hébergent quelque part : tant que ce quelque part reste hors du continent, la question de qui y accède restera posée.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.