Igbokoda : huit jours après le crash d'un avion militaire, les habitants redoutent l'eau de leur rivière

Huit jours après le crash d'un avion de la force aérienne nigériane dans un marécage d'Igbokoda, dans l'État d'Ondo, les habitants disent vivre au milieu d'une odeur persistante et craignent une épidémie d'origine hydrique, rapporte le quotidien lagosien Vanguard le 13 octobre 2026. L'ATR-42 qui reliait Benin City à Lagos s'est abîmé le 5 octobre 2026 près de la base avancée de l'armée de l'air : les 25 personnes à bord, 20 passagers et 5 membres d'équipage, ont été tuées.
« Aucun des corps n'a été récupéré »
Le plus lu du momentBoxe : deux championnats d'Afrique rivaux en octobre 2026, à Nairobi puis à Kinshasa →Oba Afolabi Odidiomo, Olu d'Igbokoda, décrit une odeur « extrêmement offensive » qui atteint les quartiers d'habitation et demande aux autorités de retirer les restes, de contenir le carburant répandu, de dépolluer le site et de fournir de l'eau potable en attendant. Tob Loko, commissaire à l'Environnement de l'État d'Ondo, a reconnu devant Vanguard qu'« aucun des corps n'a été récupéré » et admis un cas de pollution, en annonçant une évaluation globale de l'impact environnemental et sanitaire avant décontamination.
Les deux hommes s'opposent sur le point le plus sensible : l'eau. Le souverain traditionnel affirme que la pollution est déjà dans la rivière, qui alimente la ville, et reproche aux autorités de n'avoir pas isolé la zone pour empêcher les écoulements de rejoindre le cours d'eau principal, selon Daily Trust. Le commissaire conteste : « Ce n'est pas l'eau qu'ils boivent », assure-t-il, citant des forages et une distance d'au moins 500 mètres entre le site et le cœur de la ville.
Une station de traitement à sept kilomètres
La station d'eau la plus proche se trouve à Aboto, à environ sept kilomètres, et l'eau n'y arrive pas tous les jours, rapporte Daily Trust. Les habitants décrivent des poissons morts et des arbres détruits, c'est-à-dire des moyens de subsistance atteints dans une zone côtière qui vit de la pêche. Benjamin Omoyele, résident et étudiant en génie civil à l'université fédérale de technologie d'Akure, juge la pollution de l'eau préoccupante et appelle à une intervention urgente ; un autre habitant, Odunsola Dada, estime au contraire que le courant finira par nettoyer la rivière.
L'épave toujours enfouie
Les recherches, menées conjointement par l'armée de l'air, la marine, la police, les autorités de l'État et la communauté, n'ont encore permis de remonter que des fragments de l'appareil. L'épave principale, enfoncée dans le marécage, reste à localiser et des excavations se poursuivent avec des engins supplémentaires ; la priorité est désormais la récupération des enregistreurs de vol, selon les instructions du chef d'état-major de l'armée de l'air Sunday Aneke, citées par Daily Trust.
Aucun calendrier de dépollution ni de source d'eau de remplacement n'a été rendu public à ce stade. À Igbokoda, c'est une communauté entière qui attend d'être traitée comme une partie du théâtre de l'accident, et non comme son décor.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


