Kenya : à Nyeri, un tiers des patients d'un psychologue sont des agriculteurs ruinés par la météo

Story Africa·11 octobre 2026·2 min de lecture
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Environ un tiers des patients suivis par Kahindo Gacago, psychologue clinicien à l'hôpital Outspan de Nyeri, au centre du Kenya, sont des agriculteurs dont les troubles mentaux sont liés à des pertes agricoles répétées. C'est ce que rapporte Africanews dans un reportage publié le 10 octobre 2026, jour de la Journée mondiale de la santé mentale.

Quarante chèvres mortes en trois mois

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À Kiawara, une zone semi-aride, Charles Ndung'u élève des chèvres depuis plus de vingt ans. Il a perdu 40 bêtes en trois mois. Les pluies précoces de mars n'ont pas produit assez de pâturage pour une saison sèche qui s'est prolongée ; une épidémie animale a frappé en juin, puis la situation s'est aggravée à partir de juillet, certaines chèvres devenant trop faibles pour se tenir debout. « Nous dépendons des chèvres pour les frais de scolarité des enfants », explique-t-il à Africanews.

Des caféiers qu'il faut désormais arroser

À Nyeri, Josephine Kihu cultive le café depuis trois décennies. Les longues périodes d'ensoleillement l'ont contrainte à passer à une variété plus résistante, puis à employer quelqu'un pour arroser ses plants, la pluie ne suffisant plus. « En tant qu'agriculteur, on peut devenir fou », résume-t-elle.

Une détresse absente des programmes agricoles

Selon Kahindo Gacago, ces agriculteurs cumulent un stress chronique et un sentiment de perte de contrôle face à une météo qui leur échappe. Le psychologue décrit aussi une perte d'identité lorsqu'ils doivent abandonner leurs pratiques ou migrer, et un recours possible à l'alcool ou à d'autres substances.

Il plaide pour que le bien-être mental soit intégré aux programmes d'appui aux agriculteurs, aux côtés d'une agriculture adaptée au climat et d'un meilleur accès à l'irrigation.

Africanews relie ces difficultés à un possible « super El Niño » et au dérèglement climatique, qui rendent les conditions météorologiques imprévisibles cette année. Le coût humain de ces aléas se mesure donc aussi en consultations psychologiques : un volet rarement chiffré dans les plans d'adaptation, alors que les familles paysannes en supportent les conséquences avant tout le monde.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.