Kenya : Dangote et Nairobi lancent le 30 septembre la raffinerie de Lamu, 700 000 barils par jour

Le président kényan William Ruto a visité le 25 septembre 2026 la raffinerie du groupe Dangote à Lekki, près de Lagos, cinq jours avant la pose de la première pierre de la raffinerie de Lamu, au Kenya, annoncée pour le 30 septembre 2026, rapporte le quotidien kényan The Star. Le projet vise une capacité de 700 000 barils de brut par jour.
Toujours selon The Star, l'investissement est estimé entre 15 et 17 milliards de dollars, soit environ 2 000 milliards de shillings kényans, et associe le groupe Dangote à l'Africa Finance Corporation. L'usine doit traiter le brut extrait des champs de Lokichar, dans le comté de Turkana, puis approvisionner en carburants raffinés les marchés d'Afrique de l'Est et d'Afrique centrale. Le chef de l'État kényan était accompagné de la première dame Rachel Ruto et de plusieurs responsables gouvernementaux.
Une raffinerie qui produira aussi son électricité
Lors de cette visite, Aliko Dangote a indiqué que le site de Lamu produirait 1 000 mégawatts d'électricité, dont 500 destinés à être vendus à l'État kényan, rapporte le média nigérian Nairametrics. À titre de comparaison, la raffinerie de Lekki dispose aujourd'hui d'environ 500 mégawatts. Le groupe indique par ailleurs vouloir porter la capacité de son site nigérian de 700 000 à 1,4 million de barils par jour à l'horizon 2028-2029.
Raffiner sur place, une bataille africaine
Le continent exporte massivement du brut et réimporte des carburants raffinés payés en devises, une équation qui pèse sur les balances commerciales et sur les prix à la pompe. Construire une raffinerie sur la côte kényane pour un pétrole extrait au Turkana relève de la même logique que celle défendue par plusieurs États africains sur leurs minerais : garder la transformation, et donc la valeur ajoutée, sur le continent. Sécurité énergétique, valeur ajoutée locale, emplois et industrialisation : c'est en ces termes que William Ruto a présenté le chantier, selon The Star.
Ce qu'il faudra vérifier
Les grands projets industriels africains se jugent moins à leurs annonces qu'à leurs calendriers tenus. À Lamu, la pose de la première pierre du 30 septembre 2026 ouvre un chantier dont le bouclage financier définitif, la durée de construction et la part réservée aux entreprises et aux travailleurs kényans n'ont pas été détaillés publiquement à ce stade. La question du volume de brut disponible au Turkana pour alimenter une unité de 700 000 barils par jour reste, elle aussi, posée.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.