Kenya : le litre de kérosène bondit de 28,49 shillings, les matatus augmentent leurs tarifs de 10 %

L'Autorité kényane de régulation de l'énergie et du pétrole (EPRA) a relevé le 14 octobre 2026 les prix maximaux des carburants pour la période allant du 15 octobre au 14 novembre. À Nairobi, le litre de kérosène passe de 191,38 à 219,87 shillings, soit une hausse de 28,49 shillings, selon les chiffres publiés par le média kényan Tech-ish. L'essence super grimpe de 12,93 shillings, à 226,96 shillings, et le diesel de 9,90 shillings, à 227,76 shillings.
C'est le kérosène qui encaisse le choc le plus brutal : près de 15 % de hausse en un mois. C'est aussi le carburant avec lequel les ménages kényans les plus modestes cuisinent et s'éclairent.
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Dès le lendemain, le président de la Matatu Owners Association, Albert Karakacha, a demandé à ses membres d'augmenter leurs tarifs de 10 % avec effet immédiat, rapporte The Kenya Times. Il a présenté ses excuses aux parents qui avaient bouclé leur budget transport pour la rentrée scolaire, et rappelé au président William Ruto son engagement, pris en mai 2026 à Mombasa, de faire baisser le diesel de 10 shillings le litre.
Un écart que les automobilistes veulent voir expliqué
La Motorists Association of Kenya conteste la méthode de calcul. Elle relève que les coûts d'approvisionnement ont augmenté de 11,81 % pour l'essence, 11,32 % pour le diesel et 9,41 % pour le kérosène, alors que les prix à la pompe ont progressé respectivement de 6,04 %, 4,54 % et 14,89 %. L'association réclame la publication des calculs, un audit indépendant de l'accord d'importation de carburant conclu d'État à État, et une révision de la fiscalité. Elle menace de manifestations pacifiques.
Le directeur général de l'EPRA, Edward Kinyua, a estimé que septembre avait été le pire mois pour les coûts d'importation depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Le Kenya importe la totalité de son carburant raffiné, dont le prix est calculé au débarquement à Mombasa. Le shilling est resté stable, autour de 129,8 pour un dollar.
Le directeur général de l'EPRA, Edward Kinyua, a estimé que septembre avait été le pire mois pour les coûts d'importation depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Le Kenya importe la totalité de son carburant raffiné, dont le prix est calculé au débarquement à Mombasa. Le shilling, lui, est resté stable autour de 129,8 pour un dollar.
Ce qui vient ensuite
Le schéma est familier d'un bout à l'autre du continent : un État qui importe tout son carburant raffiné transmet chaque secousse du marché mondial à ses citoyens, sans amortisseur.
Le schéma est familier d'un bout à l'autre du continent : un État qui importe tout son carburant raffiné transmet chaque secousse du marché mondial à ses citoyens, sans amortisseur. Le débat kényan sur la transparence des calculs de l'EPRA est aussi, au fond, un débat sur le raffinage et le stockage que l'Afrique n'a pas construits.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.





