Kenya : les universités publiques paralysées par une grève nationale depuis le 2 octobre 2026

Story Africa·4 octobre 2026·2 min de lecture
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Les universités publiques du Kenya sont à l'arrêt depuis le 2 octobre 2026. Trois syndicats de l'enseignement supérieur ont déclenché une grève nationale après l'échec des négociations sur la convention collective (CBA) 2025-2029, selon Capital FM et The Kenya Times.

Le mouvement est porté par l'Universities Academic Staff Union (UASU), qui regroupe les enseignants-chercheurs, le Kenya Universities Staff Union (KUSU) et le Kenya Union of Domestic, Hotels, Educational Institutions, Hospitals and Allied Workers (KUDHEIHA). Il touche l'ensemble des universités publiques et de leurs collèges constitutifs, d'après Capital FM.

Un écart salarial considérable

Le cœur du litige est salarial. L'employeur, l'Inter-Public Universities Councils Consultative Forum (IPUCCF), a mis sur la table une hausse cumulée de 8,25 % sur quatre ans, soit environ 2 % par an, selon Capital FM ; The Kenya Times fait état d'un incrément annuel de 4 %. Dans les deux cas, l'offre reste très éloignée des revendications syndicales : l'UASU réclame entre 36 % et 68 %, le KUSU entre 36 % et 113 %, le KUDHEIHA entre 75 % et 193 %, d'après Capital FM.

Les syndicats contestent aussi l'enveloppe budgétaire. Le secrétaire général de l'UASU, Constantine Wasonga, estime qu'« une convention de quatre ans » ne peut tenir dans les 9,76 milliards de shillings kényans proposés, cité par The Kenya Times. Un responsable de l'organisation juge par ailleurs que l'augmentation annuelle avancée est « bien en dessous » des taux d'inflation en vigueur, l'inflation kényane dépassant 6 % selon le même média.

Au-delà des salaires, les revendications portent sur l'harmonisation des indemnités, la couverture médicale, les prêts automobiles et immobiliers, ainsi que le niveau de recrutement des enseignants.

Un conflit qui dure

Ce bras de fer n'est pas nouveau. Les universitaires kényans avaient déjà mené une grève de sept semaines à l'automne 2025, close par un accord de reprise du travail signé le 5 novembre 2025. Les syndicats accusent aujourd'hui les autorités de ne pas avoir honoré ces engagements, après un préavis de sept jours déposé en septembre 2026.

De leur côté, les formateurs de l'enseignement technique du KUTVET ont suspendu leur mouvement pendant quatorze jours, en fixant au 19 octobre 2026 la date limite d'une réponse du gouvernement, selon The Kenya Times.

Pour les étudiants, la conséquence est immédiate : les enseignements sont interrompus sans calendrier de reprise annoncé. Le Kenya, qui investit depuis des décennies dans son enseignement supérieur et accueille des étudiants de toute l'Afrique de l'Est, voit ainsi son université publique fragilisée par un conflit social récurrent — rappel que le droit à l'éducation se joue aussi dans les conditions de travail de celles et ceux qui l'assurent.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.