Kenya : Microsoft ferme une partie de son centre d'ingénierie de Nairobi, ouvert en 2019

Microsoft va fermer une partie de son Africa Development Centre de Nairobi dans le cadre d'une réorganisation de ses activités d'ingénierie, a confirmé l'entreprise américaine à Capital FM Business le 13 octobre 2026. Le groupe dit communiquer directement avec ses salariés kényans au sujet de ces changements, sans préciser ni le nombre de postes concernés ni le calendrier.
Une vitrine de l'ingénierie africaine
Le plus lu du momentBoxe : deux championnats d'Afrique rivaux en octobre 2026, à Nairobi puis à Kinshasa →Ouvert en 2019, le centre de Nairobi était présenté comme un pôle de développement logiciel, de conception, de recherche et d'innovation pour l'Afrique de l'Est. Il abritait aussi un Microsoft Garage, espace d'incubation destiné aux projets technologiques. En 2022, il comptait plus de 450 salariés à temps plein, répartis entre l'ingénierie logicielle, l'apprentissage automatique, la science des données et l'infrastructure, selon Capital FM. L'entreprise affirme rester engagée au Kenya et y conserver des effectifs, en soutien aux ambitions de transformation numérique du pays.
Le quatrième départ en deux ans
L'annonce s'ajoute à une série de retraits de multinationales du marché kényan. En décembre 2024, Procter & Gamble a quitté le pays, entraînant la suppression de plus de 850 emplois, l'entreprise invoquant ses coûts d'exploitation, les fluctuations monétaires et une baisse des ventes. GlaxoSmithKline a mis fin à ses opérations directes au Kenya après une soixantaine d'années de présence. L'imprimeur de billets de banque De La Rue a, lui, réduit ses effectifs kényans de 40 %.
Les ingénieurs restent, la stratégie est à revoir
L'épisode pose une question qui dépasse Nairobi. Depuis dix ans, plusieurs capitales africaines ont misé sur l'implantation de centres de recherche de géants américains pour ancrer une industrie technologique locale, offrant terrains, incitations fiscales et visibilité. Mais une décision prise à Redmond, pour des raisons de réorganisation interne, peut défaire en quelques semaines ce qu'un pays a passé des années à attirer.
Le capital humain, lui, ne disparaît pas : les ingénieurs, data scientists et chercheurs formés dans ces centres restent sur le continent, et plusieurs vagues de licenciements précédentes, au Nigeria comme en Afrique du Sud, ont nourri des start-up locales. La question est de savoir si le Kenya, dont le secteur numérique est l'un des plus denses d'Afrique de l'Est, saura retenir ces compétences plutôt que de les voir partir vers l'Europe ou le Golfe. Ni le gouvernement kényan ni les syndicats n'avaient réagi publiquement au 13 octobre, selon Capital FM.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


