Kenya : premier cas d'Ebola importé, un patient mort à Nairobi et 28 contacts suivis

Le Kenya a confirmé le 6 octobre 2026 son premier cas importé de maladie à virus Ebola. Le ministre de la Santé, Aden Duale, a annoncé qu'un ressortissant kényan installé depuis sept ans en République démocratique du Congo était mort la nuit précédente, vers 23 h 30, à l'hôpital de Nairobi, selon la chaîne kényane TV47.
D'après le même média, l'homme, malade depuis environ un mois, a quitté la RD Congo par la route jusqu'à Kampala, en Ouganda, avant de rejoindre Nairobi par le vol Jambojet 8523, arrivé le samedi 3 octobre 2026 à 13 h 10 à l'aéroport international Jomo-Kenyatta. Il a été conduit directement à l'hôpital, isolé aux urgences puis transféré dans l'unité d'isolement de l'aile est, qui compte plus de 145 lits ainsi que des services de soins intensifs. Les analyses ont identifié la souche Bundibugyo du virus Ebola, pour laquelle il n'existe aucun vaccin homologué, rappelle le site ougandais The Cooperator.
Vingt-huit contacts et un vol passé au crible
Les autorités sanitaires ont identifié 28 contacts, proches du patient et soignants, et recherchent 23 passagers ainsi que quatre membres d'équipage du vol, rapporte TV47. Des dispositifs de quarantaine ont été préparés et un enterrement sécurisé, conforme aux protocoles Ebola, est prévu.
Une épidémie congolaise d'une ampleur inédite
Ce cas unique s'inscrit dans une crise régionale beaucoup plus large. En RD Congo, l'épidémie de virus Bundibugyo totalisait début octobre 2026 environ 8 300 cas et 4 018 décès, après 7 890 cas et 3 799 morts recensés fin septembre dans 63 zones de santé de sept provinces, selon The Cooperator. L'Organisation mondiale de la santé juge « élevé » le risque pour les pays voisins, en raison de l'intensité des circulations transfrontalières.
Un dispositif africain qui a joué son rôle
La détection kényane n'est pas le fruit du hasard : avant ce cas, le pays avait contrôlé 652 584 voyageurs, analysé 267 échantillons dans cinq laboratoires et formé 4 971 agents de santé, d'après The Cooperator. L'Ouganda, touché plus tôt par la même souche, avait contenu son épidémie à 20 cas confirmés et deux décès et avait été déclaré indemne le 27 août 2026, après 42 jours sans nouveau cas.
Ces précédents montrent que les systèmes de santé du continent savent casser une chaîne de transmission lorsqu'ils disposent de laboratoires, de personnel formé et d'une coordination régionale. L'enjeu des prochains jours sera le suivi complet des contacts kényans et le soutien à la RD Congo, où l'épidémie reste de loin la plus meurtrière.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.
