La CAF réunit ses 54 fédérations au Cap-Vert : 19 685 entraîneurs africains certifiés en cinq ans

La Confédération africaine de football (CAF) tient du 7 au 9 octobre 2026 une conférence stratégique à Santa Maria, sur l'île de Sal, au Cap-Vert. Les présidents des 54 associations membres y sont réunis, avec des sélectionneurs et des experts, pour transformer les résultats du Mondial 2026 en trajectoire vers celui de 2030, rapporte Africa Radio.
D'après le média, il s'agit du premier événement de ce format organisé par l'instance : jusqu'ici, les rendez-vous de ce type suivaient surtout les grandes compétitions continentales, comme la CAN 2023. La journée du 8 octobre 2026 a été consacrée à une session de travail des présidents, celle du 9 octobre à l'analyse des performances africaines à la Coupe du monde.
Le plus lu du momentCeuta : plus de 3 000 migrants évacués de la plage du Trampolín avant la visite du roi d'Espagne →Neuf sélections africaines sur dix en phase à élimination directe
Le chiffre qui structure les discussions est connu : neuf des dix représentants africains au Mondial 2026 ont atteint la phase à élimination directe, selon les données de la CAF relayées par Le Soleil. Arsène Wenger est attendu pour présenter un bilan du tournoi nord-américain, aux côtés de sélectionneurs qui y étaient : Hossam Hassan (Égypte), Bubista (Cap-Vert), Sébastien Desabre (RD Congo) et Mohamed Ouahbi (Maroc).
Près de 20 000 techniciens formés entre 2021 et 2026
La formation des entraîneurs figure à l'ordre du jour, et la CAF a publié le 6 octobre 2026 son bilan : 19 685 techniciens certifiés entre 2021 et 2026. La répartition par licence donne 12 770 diplômes CAF C, 4 846 CAF B, 1 945 CAF A et 124 CAF Pro, d'après Le Soleil.
Année après année, la courbe a grimpé puis s'est stabilisée : 1 797 certifiés en 2021, 2 593 en 2022, 3 746 en 2023, 4 280 en 2024, 3 938 en 2025 et 3 331 en 2026.
Les bancs africains repris par des Africains
Cet effort de formation se lit sur les feuilles de match des Coupes du monde. Un seul sélectionneur africain dirigeait une équipe africaine en 2010, deux en 2014, deux en 2018, puis cinq sur cinq en 2022 et six sur dix en 2026, toujours selon les chiffres cités par Le Soleil. Le quotidien dakarois rappelle les parcours de Bubista, qui a qualifié le Cap-Vert pour sa première Coupe du monde avant d'atteindre les matchs à élimination directe, d'Emerse Faé avec la Côte d'Ivoire, et de Walid Regragui, premier entraîneur africain à mener une sélection du continent en demi-finale mondiale, en 2022.
Longtemps, le réflexe des fédérations africaines était d'aller chercher un technicien européen dès qu'un enjeu devenait sérieux. Les licences délivrées sur le continent et les résultats de 2026 affaiblissent cet argument.
Aucune décision formelle n'a été annoncée à l'ouverture de la conférence. Les travaux portent sur les infrastructures techniques et de compétition pour les jeunes en clubs et en académies, et sur le renforcement des sélections nationales, précise Africa Radio.
À lire aussi
SportBoxe : Christian Mbilli défendra son titre WBC face à Canelo Alvarez le 31 octobre à Riyad
SportMondiaux de judo à Bakou : la Tunisienne Oumaima Bdioui ouvre le bal africain le 4 octobre
SociétéCancer du col de l'utérus : le Sénégal vise 25 % de mortalité en moins d'ici 2029, mais dépiste moins de 15 % des femmes
Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone
Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.
Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


