La France expulse deux agents du renseignement nigérien, l'un soupçonné de surveiller des opposants à Paris

La France a expulsé deux agents des services de renseignement nigériens en poste à l'ambassade du Niger à Paris, rapporte RFI. Les deux hommes ont été déclarés persona non grata le 16 septembre 2026 et ont depuis quitté le territoire français. L'affaire a été révélée le 8 octobre 2026 par Le Monde, qui écrit, en citant une source nigérienne, que l'un des deux agents était soupçonné de surveiller des opposants nigériens installés en France. Une source diplomatique a confirmé l'expulsion à l'AFP, en évoquant des agents qui n'avaient « plus de raison d'être présents » faute de coopération entre les deux pays.
Aucune des deux capitales n'a communiqué officiellement sur cette décision, prise près d'un mois avant d'être connue du public.
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L'épisode referme un peu plus une relation déjà vidée de sa substance. Depuis le coup d'État du 26 juillet 2023, qui a porté au pouvoir le général Abdourahamane Tiani et renversé le président Mohamed Bazoum, Paris n'a pas reconnu les autorités de Niamey. Fin août 2023, le Niger a ordonné le départ de l'ambassadeur de France, Sylvain Itté. Les derniers soldats français ont quitté le pays en décembre 2023, mois où l'ambassade de France à Niamey a fermé ses portes. L'ambassade du Niger à Paris, elle, est restée ouverte : c'est désormais le dernier canal officiel entre les deux États.
Niamey s'est entre-temps tournée vers la Russie et a resserré ses liens avec Bamako et Ouagadougou au sein de l'Alliance des États du Sahel. Le précédent malien éclaire la mécanique : en septembre 2025, la France avait déjà expulsé deux responsables de l'ambassade du Mali à Paris, après l'arrestation à Bamako d'un agent des services secrets français, gracié et libéré en août 2026, rappelle RFI.
Les diasporas, terrain de surveillance
Au-delà du bras de fer entre États, le soupçon rapporté par Le Monde pose une question qui concerne directement les Africains de la diaspora : celle de la liberté de parole des exilés politiques. Si la surveillance évoquée se confirmait, elle signifierait que quitter son pays ne suffit pas à se mettre à l'abri de ses services — un reproche adressé de longue date à des régimes du continent comme hors d'Afrique.
À ce stade, aucune charge n'a été rendue publique contre les deux agents et rien n'a été établi par une procédure judiciaire : la présomption d'innocence s'applique. Reste un fait vérifié : le dernier lien diplomatique encore debout entre Paris et Niamey vient de se fragiliser, et aucune médiation africaine n'est apparue pour l'en empêcher.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


