Lagos : le festival Lights Camera Africa! renaît du 1er au 3 octobre après sept ans d'absence

Le festival Lights Camera Africa! (LCA!) est de retour à Lagos. Sa dixième édition se tient du 1er au 3 octobre 2026 au MUSON Centre, sur le thème « Convivium: In Gathering », sept ans après la précédente, rapporte le média nigérian spécialisé What Kept Me Up. L'entrée est gratuite.
Créé en 2011 par la curatrice et productrice culturelle Ugoma Ebilah, LCA! s'était imposé comme l'un des rares rendez-vous lagosiens consacrés au cinéma d'auteur et indépendant, loin des circuits commerciaux de Nollywood. Sa dernière édition datait de 2019. La pandémie de Covid-19 a d'abord interrompu la série ; ensuite, explique la fondatrice citée par What Kept Me Up, c'est le financement qui a manqué. Le festival adopte désormais un rythme biennal, avec des rendez-vous intermédiaires entre deux éditions.
Une sélection tournée vers les nouvelles voix
Parmi les films annoncés figurent « Shine Your Eyes » de Matias Mariani, « When Nigeria Happens » d'Ema Edosio, « Breast Milk » d'Ifeyinwa Arinze, « Lizard » d'Akinola Davies Jr. et « Birdie » de Praise Odigie Paige, selon la même source. Un mélange de longs métrages, de documentaires et de courts qui met en avant une génération de cinéastes nigérians dont les films circulent souvent davantage dans les festivals internationaux que dans les salles du continent.
L'édition est soutenue par les Open Society Foundations, l'opérateur MTN et l'association Mbari Kola: The Arts Society.
Le vrai défi : être vu chez soi
La renaissance de LCA! met le doigt sur une question qui traverse tout le cinéma africain : celle du public. L'Afrique produit des films primés à Cannes, à Sundance ou à Berlin, mais le nombre d'écrans par habitant reste l'un des plus faibles du monde et les œuvres les plus audacieuses peinent à trouver une salle entre Lagos, Nairobi et Dakar. La gratuité choisie par le festival est une réponse directe à ce mur économique.
Les sept années d'interruption rappellent aussi la fragilité du financement de la culture sur le continent, où les festivals dépendent largement de bailleurs étrangers et de mécènes privés, faute de politiques publiques stables. Le pari du rythme biennal, assumé par l'équipe, vise précisément à rendre l'événement soutenable dans la durée.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.