Le Bénin réclame 35 nouveaux biens culturels à la France, dont le dieu Gou retenu au Louvre

Story Africa·6 octobre 2026·2 min de lecture
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Le Bénin a formellement réclamé à la France la restitution de 35 nouveaux biens culturels, à l'occasion de la rencontre entre le chef de l'État béninois Romuald Wadagni et le président français Emmanuel Macron à l'Élysée, le 5 octobre 2026, selon Bénin Web TV et Triomphe Mag. La liste comprend des pièces majeures, toutes emportées pendant ou après la conquête du royaume du Dahomey en 1892.

Trois objets résument l'enjeu. La statue de Gou, divinité du fer et de la guerre, est conservée au musée du Louvre. Un plateau de divination en bois sculpté du XIXe siècle et le trône du roi Toffa de Porto-Novo se trouvent au musée du quai Branly, d'après les deux médias béninois. La statue de Gou avait déjà fait l'objet d'une demande béninoise en 2016, sous la présidence de Patrice Talon, restée sans suite.

Ce qui a changé dans le droit français

La demande n'arrive pas dans le vide juridique qui bloquait les dossiers précédents. La France a adopté en mai 2026 une loi-cadre qui encadre la restitution de biens culturels provenant d'États étrangers lorsqu'ils ont fait l'objet d'une appropriation illicite, selon Triomphe Mag. Ce texte prévoit des comités scientifiques conjoints et une procédure de sortie des collections publiques françaises, longtemps protégées par le principe d'inaliénabilité. Côté béninois, un Comité scientifique national a été installé en juillet 2026 et est présidé par Alain Godonou, d'après le même média.

Le précédent existe : en novembre 2021, le Bénin avait récupéré 26 trésors royaux d'Abomey, dont des trônes et des statues anthropomorphes des rois Ghézo et Béhanzin. Cette restitution avait été négociée pièce par pièce et avait nécessité une loi d'exception votée par le Parlement français. C'est précisément cette lourdeur que la loi-cadre de mai 2026 est censée lever.

Une question de récit, pas seulement d'objets

Ces pièces ne sont pas des curiosités d'ethnographie. Le trône de Toffa et la statue de Gou sont des documents politiques : ils disent comment un royaume ouest-africain s'organisait, se représentait et produisait de l'art avant d'être démantelé par une colonne militaire. Les garder à Paris, c'est garder la main sur la manière dont cette histoire se raconte, et à qui elle s'enseigne. Le Bénin a construit l'argument inverse en investissant dans ses propres équipements muséaux, notamment à Abomey et à Ouidah.

La demande du 5 octobre 2026 constitue donc le premier test réel de la loi française adoptée cinq mois plus tôt. Aucun calendrier de décision n'a été rendu public à l'issue de la rencontre de l'Élysée, selon Bénin Web TV.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.