Le Burundi accepte d'accueillir des migrants expulsés par les États-Unis

Le Burundi a accepté de recevoir sur son sol des ressortissants étrangers expulsés par les États-Unis, en vertu d'un accord dont le contenu a été rendu public le 2 octobre 2026. Selon RFI, le texte a été signé le 12 février 2026, après un échange de notes diplomatiques entre Washington le 8 décembre 2025 et Bujumbura le 6 février 2026.
Les personnes concernées ne sont pas des Burundais : il s'agit de ressortissants de pays tiers, présentés par l'administration américaine comme des menaces pour sa sécurité. Le Burundi aurait posé une limite, selon RFI, en refusant d'accueillir des personnes ayant commis des crimes violents. L'AFP, citée par le quotidien nigérian Vanguard, évoque pour sa part l'exclusion des individus poursuivis au pénal ou soupçonnés de liens avec le terrorisme. L'accord prévoirait des garanties contre la persécution et la torture.
Une mécanique qui s'étend au continent
Bujumbura n'est pas un cas isolé. Une enquête du consortium Forbidden Stories publiée en septembre 2026, reprise par l'AFP, affirme que Washington a déjà expulsé environ 25 000 personnes vers 35 pays tiers dans le cadre d'accords restés confidentiels. Plusieurs États africains figurent parmi les signataires, dont la Guinée équatoriale, le Liberia et l'Eswatini. Des experts des Nations unies ont mis en garde contre les atteintes aux droits humains que cette pratique peut entraîner.
La porte-parole de la présidence burundaise, Nancy-Ninette Mutoni, a souligné les questions pratiques que soulève l'arrivée de ces personnes. Il faut, a-t-elle expliqué à l'AFP, leur trouver un hébergement, couvrir leurs besoins essentiels et organiser leur cohabitation avec la population locale. Ni le nombre de personnes attendues ni un calendrier n'ont été communiqués.
Ce que cela dit du rapport de force
Ces accords posent une question que les opinions africaines ont le droit de poser à leurs gouvernements : à quel prix, et en échange de quoi, un État accepte-t-il de devenir le lieu de relégation de personnes que les États-Unis ne veulent pas garder et que leur pays d'origine ne reprend pas ? Les contreparties — commerciales, tarifaires ou diplomatiques — ne sont pas rendues publiques.
Pour les personnes transférées, l'enjeu est plus immédiat encore : expulsées vers un pays dont elles ne sont pas ressortissantes, sans attache ni réseau, elles dépendent entièrement des garanties inscrites sur le papier. Leur effectivité reste, à ce stade, invérifiable.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.
