Liberia : un sénateur demande à Washington de sanctionner les facilitateurs des contrats miniers

Story Africa·13 octobre 2026·3 min de lecture
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Liberia : un sénateur demande à Washington de sanctionner les facilitateurs des contrats miniers
Photo : Fred van der Kraaij · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Le sénateur libérien Amara M. Konneh, élu indépendant du comté de Gbarpolu et président de la commission sénatoriale des comptes publics et de l'audit, a demandé aux États-Unis d'imposer des sanctions Global Magnitsky aux personnes qui facilitent les accords de licences minières au Liberia et placent les profits dans l'immobilier américain. La demande a été formulée le 7 octobre 2026 lors d'une table ronde organisée à Washington par la National Endowment for Democracy, et rendue publique par son bureau le 12 octobre, selon The Liberian Investigator.

Des contrats de 25 ans négociés par le seul exécutif

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Ancien ministre des Finances et de la Planification du développement, Amara Konneh dénonce le pouvoir discrétionnaire très large de l'exécutif dans la négociation des accords de développement minier (MDA), conclus pour vingt-cinq ans. Ce pouvoir permettrait, selon lui, aux entreprises de capturer les institutions de régulation et de fiscalité. Il affirme que le secteur minier représente 12 % du produit intérieur brut et 65 % des recettes d'exportation du pays, tandis que les communautés affectées ne reçoivent pas 3 % des revenus directs. Le média libérien précise que le communiqué du sénateur ne cite aucune source pour ces chiffres.

Le sénateur estime que le Liberia « n'est pas encore un État capturé », mais qu'il se trouve au point le plus dangereux qu'il ait connu depuis la guerre civile et l'épidémie d'Ebola. Il appelle à « établir des réglementations transparentes avant la finalisation des accords ».

Des saisies de drogue qui changent d'échelle

Son alerte porte aussi sur le narcotrafic. En juin 2026, 237 kilos ont été saisis à l'aéroport international Roberts, pour une valeur estimée à 19,2 millions de dollars ; en juillet, 3,9 tonnes ont été interceptées à Duazon, soit 317 millions de dollars. Des liens sont présumés avec des réseaux en Espagne, en Colombie, en Serbie, en Croatie et en Ukraine. Le kush, drogue de synthèse bon marché, circule au Liberia, en Sierra Leone, en Gambie, en Guinée et au Sénégal. D'après le rapport 2025 de l'ONUDC cité par le sénateur, la consommation d'opioïdes atteint 2,35 % en Afrique de l'Ouest et du Centre, au-dessus de la moyenne mondiale, et l'Afrique a concentré 57 % des opioïdes pharmaceutiques saisis dans le monde entre 2019 et 2023.

Cinq réformes annoncées au Sénat

Le sénateur annonce vouloir faire publier tous les accords miniers avant leur ratification, instaurer un contrôle indépendant des prix de transfert dans les concessions de minerai de fer, rendre obligatoires la préservation des preuves et les enquêtes financières dans les affaires de drogue de premier degré, et faire adopter une loi sur l'enrichissement inexpliqué permettant la confiscation sans condamnation pénale.

Ce paquet-là est le cœur du sujet. Publier un contrat minier avant de le ratifier, suivre les prix de transfert, confisquer l'enrichissement inexpliqué : ces outils ne demandent l'autorisation de personne à l'étranger. Que le même responsable doive aller plaider des sanctions à Washington dit à quel point les institutions libériennes restent démunies face aux montages qu'elles sont censées contrôler — et combien la souveraineté sur les ressources se gagne d'abord dans les parlements du continent.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.