Libye : au moins 31 exécutions dans l'Est depuis fin août, 50 détenus menacés selon Human Rights Watch

Story Africa·17 octobre 2026·2 min de lecture
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Au moins 31 personnes ont été exécutées depuis la fin du mois d'août 2026 dans l'est de la Libye, région contrôlée par les Forces armées arabes libyennes (FAAL) du général Khalifa Haftar, affirme Human Rights Watch dans un rapport publié le 14 octobre 2026. L'organisation précise qu'au moins 50 autres détenus de la prison militaire de Gernada peuvent être exécutés à tout moment.

Les premières exécutions depuis 2010

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Le 23 août 2026, le procureur militaire des FAAL avait annoncé que dix personnes avaient été fusillées par un peloton d'exécution, pour meurtre et pour des infractions liées au terrorisme. Au 10 septembre, les organisations de défense des droits humains avaient recensé au moins 31 exécutions au total, indique HRW. Pour l'organisation, il s'agit des premières exécutions connues dans le pays depuis 2010, après plus de quinze ans d'interruption de fait. « Chaque exécution menée dans ces conditions constitue une injustice irréversible », déclare Bassam Khawaja, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de HRW.

Des civils jugés par des tribunaux militaires

Les personnes exécutées avaient pour plusieurs d'entre elles été arrêtées à Derna et à Benghazi, pendant le conflit armé de 2014-2018 ou après. Entre 2018 et 2021, des tribunaux militaires de l'est ont condamné des centaines de civils, dont au moins 22 à mort, dans des procès visant des détracteurs réels ou supposés des FAAL, selon HRW.

L'organisation décrit des audiences tenues à huis clos et sans préavis, hors de portée des familles, des journalistes et des ONG. Certains accusés n'ont pas pu choisir leur avocat ; les défenseurs n'ont pu ni rencontrer leurs clients en privé, ni consulter les preuves. Aucun jugement écrit et motivé n'aurait été remis. Les condamnations reposeraient en grande partie sur des aveux qu'Amnesty International estime obtenus sous la torture, notamment par l'Agence de sécurité intérieure, groupe armé affilié aux FAAL. Deux condamnations à mort commuées en perpétuité en appel en 2019 ont malgré tout été suivies d'exécutions cette année.

Un arrêt de la Cour suprême ignoré

En novembre 2025, la chambre constitutionnelle de la Cour suprême libyenne avait jugé inconstitutionnelle la compétence des tribunaux militaires sur les civils, prévue par la loi n° 4/2017. Les exécutions ont eu lieu malgré cet arrêt. Les familles n'ont pas été prévenues ; les autorités ont refusé de restituer les corps, ont demandé aux proches de reconnaître les défunts, puis ont organisé les enterrements sans eux en interdisant les funérailles, rapporte HRW.

Quinze ans après la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye reste coupée en deux, entre le Gouvernement d'unité nationale reconnu internationalement, à Tripoli, et les FAAL à l'est et au sud. HRW réclame l'arrêt immédiat des exécutions, un moratoire sur la peine de mort et le réexamen des dossiers des civils jugés par la justice militaire. L'organisation appelle aussi les gouvernements qui financent, forment ou légitiment les FAAL à peser de tout leur poids. Les Nations unies et le gouvernement de Tripoli ont condamné ces exécutions.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.