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Madagascar : un an après, des militants de la Gen Z dénoncent une « trahison » du pouvoir militaire

Story Africa·26 septembre 2026·2 min de lecture
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Un an après le début du soulèvement de la jeunesse malgache, le 25 septembre 2025, plusieurs militants du mouvement Gen Z Madagascar disent se sentir trahis par le pouvoir militaire arrivé à la tête du pays à la faveur de leur mobilisation, selon un reportage d'Africanews publié le 26 septembre 2026.

D'une révolte contre les coupures à la transition militaire

La contestation était partie des pénuries d'eau et d'électricité, avant de viser le président Andry Rajoelina. En octobre 2025, l'armée est intervenue et le colonel Michael Randrianirina a prêté serment comme dirigeant de transition le 17 octobre. Il a promis des élections d'ici fin 2027.

Pour Felana Andriatahina, 32 ans, citée par Africanews, la situation actuelle est « une trahison » envers ceux qui ont manifesté et permis l'arrivée des militaires au pouvoir.

Des militants arrêtés

En avril 2026, lorsque des jeunes ont organisé une marche pour réclamer des réformes, six militants ont été arrêtés, selon Africanews. Parmi eux, Herizo Andriamanantena, ingénieur agronome de 30 ans considéré comme une figure du mouvement, est resté 13 jours en détention. Nomena Ratsihorimanana, 36 ans, qui travaille dans le domaine des droits humains, a passé cinq jours en détention après avoir été percutée par un véhicule tout-terrain.

Leur avocat, Maromanana Aliarivelo, dénonce l'usage de l'accusation d'« atteinte à la sûreté de l'État », qu'il décrit comme un outil utilisé de longue date par les pouvoirs successifs contre leurs opposants.

Une jeunesse majoritaire mais peu écoutée

Environ 70 % des Malgaches ont moins de 30 ans, selon l'UNICEF. Le mouvement a surtout rassemblé une jeunesse urbaine et diplômée. Sa page Facebook, suivie par près de 200 000 personnes, a été piratée puis supprimée peu avant la prise de pouvoir des militaires, rapporte Africanews.

Ces témoignages posent une question centrale pour la transition : les revendications qui ont fait tomber un président, à savoir l'accès aux services de base, la bonne gouvernance et la liberté de s'exprimer, seront-elles respectées par ceux qui gouvernent désormais en leur nom ?

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.