Mali : 2 444 écoles fermées à la rentrée, 733 200 enfants privés de classe

La rentrée scolaire malienne s'est ouverte le jeudi 1er octobre 2026 avec 2 444 écoles fermées sur 11 860, soit plus d'une école sur cinq, privant 733 200 enfants de salle de classe, selon les chiffres du ministère de l'Éducation nationale rapportés par RFI.
Le nord et le centre coupés de l'école
La carte des fermetures recoupe celle de l'insécurité. Dans les zones de Kidal et de Tessalit, 84 % des écoles n'ont pas ouvert. À Ménaka, 52 % des établissements sont déclarés non fonctionnels. Au centre du pays, le cercle de Tenenkou atteint 68 % de fermetures, Douentza 52 % et Bandiagara 38 %, toujours d'après les données citées par RFI.
Une courbe qui ne cesse de monter
Le phénomène s'aggrave d'année en année : 1 300 écoles fermées en 2020, environ 1 800 en 2024, 2 444 aujourd'hui. Le nombre a presque doublé en six ans. Les causes relevées sont les fermetures imposées par des groupes jihadistes, les pillages et destructions de bâtiments scolaires, la peur qui pousse les enseignants à ne pas rejoindre leur poste, et l'occupation de classes par des familles déplacées.
Un bilan du Cluster Éducation, qui réunit le ministère de l'Éducation nationale, l'UNICEF et Save the Children, publié le 24 juin 2026, avançait le même total de 2 444 écoles fermées et évaluait à environ 14 700 le nombre d'enseignants concernés. Dans ce décompte, la région de Ségou arrivait en tête avec 506 établissements fermés, devant Bandiagara, Tombouctou, Mopti et Ménaka. Le cercle de Koutiala était le moins touché, avec 32 écoles.
Des réouvertures restent possibles
Le même rapport signalait la réouverture de douze écoles à Sikasso, Ségou, Mopti et dans la zone de Nara : la tendance n'est donc pas totalement irréversible là où la sécurité se rétablit. Les inondations perturbent par ailleurs les activités scolaires dans certaines localités.
Les autorités de transition ont décrété l'année 2026-2027 « Année de l'éducation et de la culture ». Le général Assimi Goïta a promis de « renforcer davantage » la lutte contre l'insécurité et les groupes terroristes. Africanews relève néanmoins que la situation sécuritaire reste le principal obstacle à la réouverture des écoles dans les zones concernées.
Derrière les pourcentages se joue le droit à l'éducation de toute une génération sahélienne. Un enfant qui perd plusieurs années de scolarité ne les rattrape presque jamais, et les zones les plus durement frappées sont aussi les plus pauvres et les plus enclavées. Les prochaines semaines diront si les engagements pris pour cette « Année de l'éducation » se traduisent par des réouvertures mesurables sur le terrain.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.