Maroc : Fatima Ezzahra El Mansouri devient la première femme cheffe du gouvernement

Le roi Mohammed VI a nommé Fatima Ezzahra El Mansouri au poste de cheffe du gouvernement le mardi 29 septembre 2026, selon un communiqué officiel du cabinet royal relayé par RFI. Cette décision intervient après la victoire du Parti Authenticité et Modernité (PAM) lors des élections législatives du 23 septembre, où la formation a remporté 97 sièges. Il s'agit d'une première historique pour le royaume, une femme accédant pour la première fois à cette fonction.
Avocate de formation, Fatima Ezzahra El Mansouri, âgée de 50 ans, est une figure centrale du PAM qu'elle a rejoint dès sa création en 2008. Avant cette nomination, elle occupait la fonction de coordinatrice nationale du parti et faisait partie de son comité collégial de direction depuis 2024. Son parcours politique est marqué par une expérience solide, notamment à la tête de la mairie de Marrakech, ville qu'elle dirige depuis 2021 après un premier mandat exercé entre 2009 et 2015.
L'engagement de la nouvelle cheffe du gouvernement s'est également traduit au niveau national. Députée de la circonscription de Medina Sidi-Youssef pendant dix ans, elle a intégré en 2021 le gouvernement sortant d'Aziz Akhannouch. Elle y a exercé les fonctions de ministre de l'Aménagement du territoire national, de l'urbanisme, de l'habitat et de la politique de la ville, consolidant ainsi son profil parmi les cadres politiques du pays.
Désormais chargée de former le nouveau gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri devra constituer une majorité parlementaire stable. Sa nomination, préférée à d'autres figures du parti, souligne la reconnaissance de son expérience institutionnelle. Elle entame ainsi une mission décisive pour la conduite des affaires publiques du Maroc, avec pour tâche immédiate la composition de son équipe ministérielle.
Notre regard
L'accession d'une femme à la tête du gouvernement marocain constitue une étape symbolique forte pour la représentation politique sur le continent. En valorisant les compétences et le parcours institutionnel, cette nomination témoigne de l'évolution des instances de pouvoir. Pour les Africaines, c'est une avancée qui renforce l'exigence d'une participation pleine et entière des citoyennes à la gestion des affaires de la cité, pilier essentiel de la souveraineté et du développement.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.