Société

Maroc : quatre ans de prison pour Yasser Mounbir, 22 ans, qui a caricaturé le roi sur Instagram

3 novembre 2026 · 2 min de lecture

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En 30 secondes

  • Le dessinateur écope aussi de 40 000 dirhams d'amende.
  • Son avocat annonce un appel, l'Association marocaine des droits humains réclame sa libération.

Le dessinateur marocain Yasser Mounbir, âgé de 22 ans, a été condamné à quatre ans de prison ferme et à 40 000 dirhams d'amende, soit environ 3 600 euros, par un tribunal de première instance de Casablanca, pour des caricatures du roi Mohammed VI publiées sur son compte Instagram. L'information a été rapportée par l'AFP le 2 novembre 2026.

Deux chefs ont été retenus contre lui : l'insulte à l'encontre du roi et l'insulte envers des agents de la fonction publique, selon l'AFP et le site marocain Yabiladi. Le jeune homme, présenté comme artiste et graffeur par le média marocain Enass, avait été arrêté en juin.

Un appel annoncé

Son avocat, Me Farouk Mehdaoui, s'est exprimé le dimanche 1er novembre 2026 et a fait connaître son intention de faire appel, d'après ces deux médias, qui ne mentionnent pas de recours déjà déposé. Enass avait fait état de la peine dès le 31 octobre 2026, en l'attribuant au tribunal de première instance d'Aïn Sebaâ, à Casablanca.

L'Association marocaine des droits humains (AMDH) a réclamé la libération du dessinateur, rapportent l'AFP et Yabiladi.

Ce que dit la loi

L'article 179 du code pénal marocain punit la diffamation, l'insulte ou l'atteinte à la vie privée du roi de six mois à deux ans de prison, une peine doublée lorsque les faits sont commis par voie électronique, précisent les deux médias. Les sources consultées ne détaillent pas le fondement juridique retenu pour chacun des deux chefs d'accusation.

Une liberté d'expression sous pression

Au Maroc, les organisations de défense des droits humains dénoncent régulièrement les restrictions à la liberté d'expression. Elles demandent l'abrogation des textes qu'elles jugent liberticides et la grâce des personnes condamnées pour des publications en ligne, selon l'AFP.

Défendre les droits des Africains, c'est aussi défendre les citoyens africains face à leurs propres institutions. Le cas de ce jeune homme de 22 ans, condamné pour des dessins, renvoie à une question qui traverse le continent : jusqu'où un citoyen peut-il critiquer le pouvoir sans risquer la prison ? Si l'appel est déposé, une cour d'appel devra se prononcer.

Sources et crédits photo

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