Maurice : couvre-feu dans quinze zones après le tir d'un policier sur Élodie Thomas, 27 ans

Story Africa·14 octobre 2026·3 min de lecture
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Le gouvernement mauricien a décrété un couvre-feu nocturne dans quinze zones de l'île, de 20 h 30 le 13 octobre 2026 à 6 heures le lendemain, après des nuits de violences, de vandalisme et de pillages déclenchées par le tir d'un policier qui a grièvement blessé une jeune femme de 27 ans, Élodie Thomas, à Camp-Levieux. Les cours ont été suspendus dans tous les établissements publics et privés le 14 octobre et le Metro Express est à l'arrêt pour une semaine, selon Zinfos974.

Un coup de feu sur une fourgonnette qui rentrait du travail

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Élodie Thomas, habitante de Plaisance et employée d'un supermarché Winners, rentrait chez elle à bord d'une fourgonnette dans la soirée du vendredi 9 octobre, rapporte Defi Media d'après son époux. Selon les premières informations de la police citées par le même journal, le véhicule circulait sur une route obstruée par des objets lorsqu'un coup de feu a été tiré dans sa direction. Un sergent de police a été arrêté et placé en cellule, l'arme a été sécurisée, et une accusation provisoire de détention d'arme à feu avec l'intention de mettre une vie en danger a été retenue devant la Weekend Court. La police s'est opposée à sa libération sous caution. La jeune femme, d'abord placée en soins intensifs, a subi avec succès une opération pour retirer la balle, a indiqué le ministère de la Santé, selon Al Jazeera.

Quinze localités sous couvre-feu, les examens maintenus

Le couvre-feu, pris en vertu de l'article 13C de la Police Act, couvre notamment Port-Louis, Beau-Bassin-Rose-Hill, Quatre-Bornes-Palma, Vacoas-Phoenix, Curepipe-Forest-Side, Mahébourg, Bambous, Flacq-Argy, Goodlands et Triolet. Les contrevenants risquent jusqu'à 50 000 roupies d'amende et cinq ans de prison, précise Zinfos974, qui note que des dispositions ont été prévues pour les malades et les urgences. Les examens internationaux ont été maintenus et l'aéroport fonctionne normalement, sous surveillance renforcée. À Bambous, des émeutiers masqués ont dressé des barricades enflammées et visé les forces de l'ordre avec des projectiles ; un supermarché et plusieurs commerces de proximité ont été pillés ou vandalisés.

Ramgoolam juge le tir « impardonnable » et promet de lourdes sanctions

Dans une allocution de six minutes diffusée sur la MBC le 13 octobre après un conseil des ministres extraordinaire, le Premier ministre Navin Ramgoolam a qualifié l'acte du policier d'« impardonnable », tout en demandant que l'ensemble des forces de l'ordre n'en soit pas tenu responsable. Il avait auparavant assuré, par communiqué, qu'il n'y aurait aucun « cover-up » et s'être entretenu avec la famille de la victime. Le chef du gouvernement attribue en revanche les violences à des groupes organisés qui, selon les renseignements policiers qu'il cite, seraient financés par des trafiquants de drogue fragilisés par les récentes opérations de police. Il a promis des sanctions sévères et dénoncé la circulation d'images trompeuses sur les réseaux sociaux.

La façon dont une démocratie insulaire réputée stable répond à une bavure policière se joue désormais sur deux terrains : l'enquête judiciaire ouverte contre le sergent, et la capacité du pouvoir à démontrer que la reprise en main sécuritaire ne remplace pas la reddition de comptes. Un nouveau conseil des ministres était convoqué le 14 octobre.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.