Maurice : couvre-feu prolongé jusqu'au 19 octobre après des émeutes nées du manque d'eau

Maurice vit sous couvre-feu nocturne jusqu'au lundi 19 octobre 2026 à 4 h 30, après une semaine de violences déclenchées par des coupures d'eau puis par le tir d'un policier sur une jeune femme. La mesure, en vigueur de 22 h à 4 h 30, a été prolongée pour les nuits des 16, 17 et 18 octobre, rapporte le site réunionnais Zinfos974.
Une caissière de 27 ans touchée à la mâchoire
Le plus lu du momentTrump parle d'un « pays totalement différent » : Hargeisa y voit un pas vers la reconnaissance →Tout part de Camp-Levieux, une localité proche de Rose-Hill. Dans la nuit du 8 au 9 octobre 2026, des habitants protestent contre le manque d'eau : sept personnes sont arrêtées. Le soir du 9 octobre, Élodie Thomas, 27 ans, caissière à temps partiel et mère d'une fillette de deux ans, rentre du travail en fourgonnette lorsqu'un coup de feu est tiré. Touchée à la mâchoire, elle est admise en soins intensifs à l'hôpital Victoria, à Candos, avec un œdème cérébral, selon le quotidien mauricien Défi Media. Quatre médecins venus d'Inde l'ont opérée à Maurice le 12 octobre.
Un sergent de police a été arrêté et a comparu le samedi 10 octobre devant la Weekend Court sous une accusation provisoire de possession d'arme à feu avec l'intention de mettre une vie en danger ; la police s'est opposée à sa libération sous caution, écrit Défi Media. L'enquête se poursuit et il bénéficie de la présomption d'innocence. Le chauffeur de la fourgonnette, Rudy Soobrayen, affirme qu'un policier lui avait placé une arme contre la tempe ; la police, elle, indique que le véhicule circulait sur une route obstruée. L'ancien Attorney General Rama Valayden réclame une requalification en tentative de meurtre.
Écoles fermées, métro suspendu
À partir du 12 octobre, des commerces ont été pris pour cible et des policiers blessés. Écoles et crèches ont fermé, des examens ont été reportés, le Metro Express a été suspendu et les transports publics arrêtés dès 18 h, selon le quotidien Midi Madagasikara. Un bilan publié le 16 octobre par L'Express de Port-Louis fait état de 151 arrestations et d'importants dégâts matériels ; le rapport de police présenté au conseil des ministres recensait 94 interpellations au 13 octobre, dont 16 mineurs.
Le Premier ministre Navin Ramgoolam, qui a promis qu'il n'y aurait aucune dissimulation et annulé un déplacement à Rodrigues, accuse des barons de la drogue d'avoir financé les troubles et de s'être servis d'enfants. Son gouvernement envisage de poursuivre les auteurs de violences au titre de la Prevention of Terrorism Act, rapporte L'Express. Midi Madagasikara rappelle les émeutes de février 1999, nées de la mort du chanteur Kaya en garde à vue.
Dans une île souvent citée en modèle de stabilité en Afrique, la cause initiale reste entière : des robinets à sec. L'accès à l'eau et le contrôle de l'usage de la force par la police sont deux droits, pas deux faits divers.
À lire aussi
Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone
Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.
Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.
Sources
- Coup de feu à Camp-Levieux : ce que nous savons — Défi Media
- Maurice : le couvre-feu prolongé pour les trois prochaines nuits — Zinfos974
- Île Maurice : le gouvernement brandit la loi antiterroriste — L'Express via allAfrica
- Tensions à Maurice : le manque d'eau et un tir policier mettent le feu aux poudres — Midi Madagasikara via allAfrica





