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Mauritanie : la société civile exige un calendrier pour adopter la loi « Karama » contre les violences faites aux femmes

Story Africa·26 septembre 2026·2 min de lecture
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Des organisations de la société civile mauritanienne ont remis le 24 septembre 2026 un mémorandum aux autorités pour réclamer un calendrier clair d'adoption de la loi dite « Karama » (« dignité »), destinée à lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles, selon France 24.

Ces associations dénoncent une recrudescence des violences sexuelles dans le pays. Le texte, déjà validé par le gouvernement, reste bloqué à l'Assemblée nationale depuis plusieurs années.

Dix ans de blocages

L'histoire de ce projet est longue. D'après VOA Afrique, une première version avait été approuvée par le gouvernement en mars 2016, puis rejetée par l'Assemblée nationale en janvier 2017, avant un nouveau rejet en décembre 2018 par la commission parlementaire chargée des orientations islamiques.

Le texte prévoyait notamment un durcissement des peines pour viol, la pénalisation du harcèlement sexuel, des chambres judiciaires spécialisées et la possibilité pour les associations de se constituer partie civile. Ses opposants avaient notamment rejeté la notion de « genre », jugée étrangère aux valeurs du pays.

Rebaptisé « Karama », le projet a depuis été retravaillé. Selon Le360 Afrique, il a été préparé en collaboration avec le Haut Conseil de la fatwa, ce qui n'a pas suffi à désarmer l'opposition de religieux conservateurs, qui le jugent contraire à l'islam. Certaines dispositions, comme celles touchant à l'autorité au sein du couple, restent particulièrement débattues.

Un enjeu de protection des victimes

Pour les militantes, l'absence de cadre spécifique laisse les victimes sans protection suffisante. Human Rights Watch avait souligné, d'après VOA Afrique, qu'en l'état du droit mauritanien, une victime de viol incapable de prouver l'absence de consentement pouvait se retrouver poursuivie pour relations sexuelles hors mariage.

La balle est désormais dans le camp du gouvernement et des députés. La société civile attend une réponse sur une date d'examen du texte. Pour Story Africa, le débat mauritanien illustre un combat mené partout sur le continent : protéger la dignité des femmes et des filles relève d'un devoir de l'État envers ses citoyennes, dans le respect des valeurs de la société.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.