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Migrations : l'UE autorise des « centres de retour » hors d'Europe, le Rwanda en tête des candidats

Story Africa·2 octobre 2026·2 min de lecture
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L'Union européenne a franchi le 1er octobre 2026, à Luxembourg, une étape décisive vers l'externalisation de ses expulsions : les ministres de l'Intérieur des vingt-sept États membres ont validé un règlement « retour » qui autorise les capitales européennes à installer, dans des pays tiers, des centres où seraient retenus les demandeurs d'asile déboutés avant leur renvoi. Selon l'AFP, le Rwanda est présenté comme le candidat le mieux placé pour accueillir le premier de ces dispositifs.

Cinq pays mènent l'offensive : le Danemark, l'Autriche, la Grèce, l'Allemagne et les Pays-Bas, qui visent l'ouverture d'un premier centre sur le continent africain dès 2027, rapporte l'AFP. L'eurodéputée néerlandaise Anna Strolenberg, du groupe des Verts, estime que l'accord initial sera « très probablement » conclu avec Kigali. Des responsables européens se sont également rendus en Ouganda, pays voisin. Aucun gouvernement africain n'a, à ce stade, été officiellement désigné comme partenaire.

L'Espagne seule contre

Le vote n'a pas été unanime. D'après le journal The Olive Press, l'Espagne est le seul État membre à s'être opposé au texte, la Belgique s'abstenant. Son ministre de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a dénoncé l'absence de garanties juridiques et un « risque inacceptable » pour les droits humains. Les eurodéputées Anna Strolenberg et Tineke Strik, également du groupe des Verts, ont critiqué le dispositif.

Le règlement ne se limite pas aux centres extraterritoriaux. Toujours selon The Olive Press, il élargit les pouvoirs de police — perquisitions au domicile et sur les lieux de travail, confiscation des passeports — et permet de retenir jusqu'à deux ans les personnes refusant de quitter le territoire. Il s'applique à toute personne en situation irrégulière dans l'Union, y compris celles dont le titre de séjour a expiré. L'argument avancé par Bruxelles est l'inefficacité du système actuel : seul un quart des décisions d'éloignement prononcées en 2025 ont été exécutées.

Une sous-traitance qui interroge

Pour les pays africains, l'enjeu dépasse la technique migratoire. Accepter d'héberger ces centres, c'est accepter de gérer sur son sol des personnes expulsées par l'Europe, avec des garanties juridiques que Madrid elle-même juge insuffisantes. La mesure intervient dans un climat marqué par la progression des formations hostiles à l'immigration en Europe, notamment en Allemagne, et après l'arrivée de migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta, selon l'AFP.

La suite se jouera dans des négociations bilatérales entre capitales européennes et gouvernements africains. Ce sont ces discussions, et les contreparties qui y seront attachées, qui diront si le continent accepte de devenir le lieu de rétention des indésirables de l'Europe.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.