Mozambique : l'ONU classe le pays parmi les plus vulnérables au climat, 3,5 millions en insécurité alimentaire

Le Mozambique figure parmi les pays les plus vulnérables au changement climatique de la planète, « malgré sa très faible contribution à celui-ci », a déclaré Elisa Morgera, rapporteuse spéciale des Nations unies sur le changement climatique, au terme d'une mission de onze jours dans le pays, rapporte Africanews le 3 octobre 2026.
Selon l'ONU, 3,5 millions de personnes y connaissent déjà une insécurité alimentaire aiguë. Le Mozambique, le Malawi et Madagascar sont identifiés comme les trois États africains les plus exposés, d'après la même source.
Un El Niño annoncé comme record
Les prévisions citées par Africanews font état d'un épisode El Niño d'une intensité exceptionnelle pour 2026, avec des vagues de chaleur sévères, des précipitations inférieures aux normales et un risque accru de sécheresse en Afrique australe. Le phénomène, lié au réchauffement périodique des eaux du Pacifique, dérègle les pluies sur une large partie du continent et frappe en premier lieu les agriculteurs qui dépendent d'une seule saison humide.
Le pays sort d'une série d'inondations catastrophiques et de tensions économiques aiguës, note Africanews. Cette succession de chocs climatiques et financiers laisse peu de répit entre deux urgences : les récoltes perdues d'une saison grèvent les moyens de faire face à la suivante.
La question de la responsabilité
L'argument porté par la rapporteuse de l'ONU est celui que les États africains défendent dans les négociations climatiques : les pays qui subissent le plus les dérèglements sont ceux qui ont le moins émis de gaz à effet de serre. Le Mozambique, riche en gaz naturel et en charbon, se trouve au cœur de cette contradiction, courtisé pour ses ressources énergétiques tout en payant les conséquences d'une crise qu'il n'a pas provoquée.
Au-delà des promesses d'aide d'urgence, la réponse se mesurera à des choses concrètes : des systèmes d'alerte précoce qui fonctionnent, des semences adaptées à la sécheresse, des routes et des digues réparées avant la saison des pluies, et des financements qui arrivent sans alourdir la dette. C'est à cette aune que se jugera l'attention portée à l'Afrique australe dans les mois qui viennent.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.