Namibie : bp devient opérateur de trois blocs pétroliers de Walvis pour 2,7 millions de dollars

Story Africa·6 octobre 2026·2 min de lecture
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Le gouvernement namibien a donné son feu vert, le 2 octobre 2026, au transfert de 60 % de trois permis pétroliers offshore au britannique bp, qui en devient l'opérateur. L'approbation formelle a été reçue la veille, selon le quotidien The Namibian. Les permis concernés — PEL 97, 99 et 100 — se situent dans le bassin de Walvis, au large de la côte namibienne.

À la clôture de l'opération, l'actionnariat se répartira entre bp (60 %), la junior Eco Atlantic Oil & Gas (25 %) et la compagnie publique Namcor (15 %). bp versera 44 millions de dollars namibiens, soit 2,7 millions de dollars américains, à Eco Atlantic et prendra en charge les coûts d'exploration. L'accord initial entre les deux sociétés avait été signé le 10 avril 2026.

Du sismique, pas de forage

Le programme de travaux est volontairement prudent : bp doit retraiter les données sismiques existantes sur un permis et acquérir au moins 3 000 kilomètres carrés de sismique 3D sur les deux autres. Aucun puits n'est programmé pour l'instant. Si les permis entrent dans leur seconde période de renouvellement en 2028 et que le forage est engagé, Eco Atlantic pourra céder 10 % supplémentaires à bp, qui prendrait alors en charge jusqu'à 63 millions de dollars de coûts d'exploration, plafonnés à 21 millions par puits et par permis, d'après l'Agence Ecofin.

Le président d'Eco Atlantic, Gil Holzman, a qualifié cette approbation réglementaire de « significant milestone » — une étape importante — pour la société.

Un bassin qui a déjà déçu

Le bassin de Walvis n'est pas l'eldorado qu'est devenu, plus au sud, le bassin d'Orange, où les découvertes de Venus et de Graff ont propulsé la Namibie parmi les futurs producteurs du continent. En 2013, le brésilien HRT Participações em Petróleo y avait foré Wingat-1, qui a révélé du pétrole non commercial, et Murombe-1, sans découverte. D'où la méthode choisie par bp : dépenser d'abord en sismique, décider de forer ensuite.

La part de l'État en question

Pour la Namibie, l'arrivée d'une major reste un signal de confiance envoyé aux marchés. Mais les 15 % de Namcor rappellent la question qui traverse tout le secteur extractif africain : à quel niveau fixer la participation publique pour que la rente pétrolière finance réellement les écoles, les routes et l'industrie du pays, et non seulement les dividendes d'actionnaires étrangers ? Windhoek a jusqu'ici privilégié des accords ouverts pour accélérer l'exploration. La campagne sismique à venir dira si ce pari attire les capitaux promis.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.