Naufrage au large de Djibouti : 139 migrants morts, dont 15 enfants, et 84 disparus

Au moins 139 personnes, dont quinze enfants, sont mortes et 84 autres sont portées disparues après le naufrage d'une embarcation partie de Djibouti vers le Yémen dans la nuit du 8 au 9 octobre 2026, près de Guhere, au nord du port d'Obock. Le bilan a été communiqué le 11 octobre par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), citée par l'agence Associated Press et Al Jazeera.
Le bateau transportait 305 personnes, selon l'OIM. Plus de 80 rescapés, tous de nationalité éthiopienne, sont pris en charge au centre de secours de l'organisation à Obock, où ils reçoivent des soins et un accompagnement psychologique. L'embarcation a coulé très peu après l'embarquement, à faible distance du rivage. Le chef de mission de l'OIM à Djibouti, Alexandre Coissac, attribue le naufrage à la surcharge du bateau.
Le plus lu du momentCôte d'Ivoire : la mine d'or de Boundiali promet 4 200 emplois, sans part locale précisée →Ce décompte reste provisoire : il ne comptabilise que les corps inhumés par les autorités djiboutiennes. D'autres victimes ont été enterrées par les migrants eux-mêmes et ne seront ajoutées qu'après vérification. Les recherches se poursuivaient le 11 octobre.
Vingt kilomètres de mer, des centaines de morts par an
Le détroit de Bab el-Mandeb ne mesure qu'une vingtaine de kilomètres à son point le plus étroit entre Djibouti et le Yémen. Cette proximité fait de la route dite orientale l'un des corridors migratoires les plus fréquentés et les plus meurtriers du continent. L'an dernier, plus de 500 000 personnes ont tenté de rejoindre le Yémen par cette voie et au moins 900 y sont mortes ou ont disparu, selon le Missing Migrants Project de l'OIM. Depuis le 10 septembre 2026, l'organisation a recensé plus de 20 000 arrivées à Djibouti en provenance d'Éthiopie.
Ces femmes et ces hommes ne partent pas vers l'Europe : ils visent les chantiers et les maisons des pays du Golfe, où le travail des migrants de la Corne de l'Afrique est massivement employé et faiblement protégé. La directrice générale de l'OIM, Amy Pope, a rappelé que personne ne monte dans une telle embarcation s'il croit disposer d'une autre voie sûre.
Un corridor qui se traverse désormais dans les deux sens
Le paradoxe de ce naufrage tient à la géographie du moment. Les combats ont repris en septembre 2026 au Yémen entre les forces gouvernementales et les Houthis, et plusieurs milliers de Yéménites fuient vers Djibouti : au moins 2 000 d'entre eux y ont reçu une aide ces dernières semaines, selon l'OIM. Des Éthiopiens meurent donc en tentant d'atteindre un pays dont les habitants partent en sens inverse, faute de voie légale de travail vers le Golfe.
Aucune des capitales concernées n'a, à ce stade, annoncé l'ouverture d'un canal de migration de travail encadré. Tant que la seule option reste une barque surchargée au départ d'Obock, ce corridor continuera d'alimenter des bilans de ce type.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


