Niger : RSF saisit l'ONU sur la disparition du journaliste Moussa Kaka, introuvable depuis le 31 août

Story Africa·3 octobre 2026·2 min de lecture
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Reporters sans frontières (RSF) a saisi le 28 septembre 2026 le Groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires au sujet du journaliste nigérien Moussa Kaka, sans nouvelles depuis le 31 août 2026. L'organisation l'a annoncé début octobre sur son site et demande aux autorités nigériennes d'enquêter sur les circonstances de cette disparition et de permettre au journaliste de retrouver sa famille.

Moussa Kaka, quarante ans de métier, dirige Radio Télévision Saraounia. Il a longtemps été le correspondant de RFI au Niger. Selon RSF, il a disparu après avoir quitté son bureau du quartier Kalley Est, à Niamey, et n'est jamais arrivé à son domicile de Lossogoungou. Son véhicule reste introuvable. L'organisation note que sa disparition est survenue deux jours après des mutineries militaires signalées dans plusieurs sites de la capitale.

Une enquête citoyenne, des autorités silencieuses

Le 29 septembre 2026, le collectif de la société civile G25-Niger a rendu publiques ses propres conclusions. Il affirme que le journaliste était suivi par des « services secrets » et que son véhicule aurait été immobilisé puis emmené près du rond-point Gadafawa. RSF précise ne pas être en mesure de vérifier ces éléments de façon indépendante. Aucune communication officielle des autorités nigériennes n'a été relevée sur le sort du journaliste, selon la revue de presse de l'Afrique francophone publiée par AllAfrica le 3 octobre 2026.

RSF n'en est pas à sa première démarche dans ce dossier. L'organisation avait déjà saisi, le 16 septembre 2026, le rapporteur spécial sur la liberté d'expression de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples. Sadibou Marong, qui dirige son bureau Afrique subsaharienne, insiste sur l'urgence d'une réaction des pouvoirs publics.

Ce que recouvre la notion de disparition forcée

Le Groupe de travail saisi par RSF est l'un des plus anciens mécanismes des Nations unies en matière de droits humains. Il transmet les cas aux États concernés et leur demande d'éclaircir le sort des personnes disparues. Sa saisine n'établit aucune culpabilité : elle oblige en revanche l'État à répondre.

Pour la presse nigérienne, l'affaire s'ajoute à un climat déjà pesant. Le sort d'un journaliste de ce parcours, disparu en pleine capitale sans qu'aucune explication officielle ne soit donnée, dépasse le cas individuel : il interroge la capacité des institutions nationales et régionales à protéger ceux qui informent. Tant que les autorités nigériennes ne s'expriment pas, sa famille et ses confrères restent sans réponse.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.