Niger : Tebboune confirme l'envoi de quatre Su-30 algériens après la mutinerie de Niamey

Story Africa·4 octobre 2026·2 min de lecture
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Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a confirmé, dans une interview diffusée le 3 octobre 2026, que son pays avait envoyé des avions de combat au Niger pour contrer une tentative de coup d'État contre les autorités de Niamey. C'est la première fois que le chef de l'État algérien assume publiquement et en son nom une opération que son ministère de la Défense avait annoncée le 30 août 2026 sans en détailler la finalité politique, rapporte Al Jazeera.

Les faits remontent aux 28 et 29 août 2026. Selon le ministre nigérien de la Défense, le général Salifou Modi, cité par Al Jazeera, un groupe de militaires a tenté de séquestrer des camarades et a ouvert le feu sur des sites stratégiques de la capitale, parmi lesquels le palais présidentiel et le radiodiffuseur d'État. La mutinerie a été matée, mais elle a révélé la fragilité persistante du pouvoir nigérien, trois ans après le putsch de juillet 2023.

Quatre chasseurs et un ravitailleur

Le dispositif algérien a été précis. D'après le site algérien TSA, quatre Sukhoi Su-30, répartis en deux patrouilles et accompagnés d'un avion ravitailleur, se sont posés à l'aéroport de Niamey le 30 août 2026, sur ordre du général Saïd Chengriha, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire. Alger avait alors présenté l'opération comme un renforcement de la « coopération stratégique » avec son voisin, à la demande de Niamey. Le Premier ministre nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine avait reçu la délégation algérienne et remercié Abdelmadjid Tebboune, selon la même source.

Un voisinage qui se réinvente

La confirmation de Tebboune éclaire un basculement régional discret mais réel. L'Algérie et le Niger partagent près d'un millier de kilomètres de frontière saharienne et une longue histoire de coopération sécuritaire, parfois heurtée par les expulsions de migrants. En volant au secours d'un gouvernement voisin, Alger s'affirme comme un acteur de sécurité du Sahel au moment où les forces occidentales se sont retirées de la région et où l'Alliance des États du Sahel cherche des partenaires hors des circuits traditionnels.

Les autorités militaires nigériennes avaient de leur côté accusé la France d'avoir orchestré la mutinerie, accusation que Paris a démentie. Aucun élément public n'est venu étayer cette version à ce jour.

Reste une question que la confirmation présidentielle ne tranche pas : ce que recouvre exactement cet appui militaire entre deux États souverains. Un soutien ponctuel à un voisin en difficulté, ou l'amorce d'un parapluie sécuritaire algérien durable sur le Sahel central ? Les prochains mois, et la nature des accords conclus entre Alger et Niamey, diront laquelle des deux lectures s'impose.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.