Nigeria : Fidson retenu par le Medicines Patent Pool pour fabriquer un antiviral contre la grippe

Le laboratoire nigérian Fidson Healthcare Plc a été retenu par le Medicines Patent Pool (MPP) pour fabriquer le baloxavir marboxil, un antiviral contre la grippe, selon une annonce faite le 25 septembre 2026 et rapportée le 4 octobre par allAfrica. Le MPP, organisation soutenue par les Nations unies, agit dans le cadre d'un accord de licence conclu avec le laboratoire suisse Roche.
Onze fabricants, neuf pays, 129 marchés
Fidson fait partie d'un groupe de onze fabricants répartis dans neuf pays : outre le Nigeria, le Brésil, la Chine, l'Inde, l'Indonésie, la Malaisie, l'Ouganda, l'Ukraine et le Vietnam. La licence accordée couvre 129 pays, ce qui ouvre la voie à des versions génériques du médicament bien au-delà des marchés où il est aujourd'hui vendu.
« Être sélectionné par le Medicines Patent Pool est un honneur », a déclaré Biola Adebayo, directeur général de Fidson. Charles Gore, directeur exécutif du MPP, explique de son côté que l'objectif est de bâtir une base d'approvisionnement « plus diverse géographiquement et plus résiliente ».
Deux fabricants africains sur onze
Deux pays africains seulement figurent dans cette liste : le Nigeria et l'Ouganda. C'est peu, et c'est pourtant un déplacement réel. Pendant la pandémie de Covid-19, l'Afrique a découvert à ses dépens ce que signifie dépendre entièrement d'usines situées sur d'autres continents : files d'attente pour les doses, contrats renégociés, calendriers imposés de l'extérieur. Produire sur le continent, c'est reprendre la main sur ce calendrier.
Le baloxavir marboxil se prend en une dose unique, ce qui en fait un outil intéressant dans des systèmes de santé où le suivi des traitements longs reste difficile. Sa fabrication locale suppose cependant des contrôles de qualité rigoureux : l'enjeu, pour les régulateurs nigérian et ougandais, sera de garantir des génériques irréprochables, faute de quoi le gain de souveraineté se paierait en confiance perdue.
Ce qui vient ensuite
Les étapes concrètes — transfert de technologie, homologations, calendrier de mise sur le marché — restent à préciser. Le MPP présente l'opération comme une contribution à la préparation aux futures épidémies, un domaine où l'Afrique a payé le prix le plus élevé de son absence des chaînes de production.
Fidson, coté à la Bourse de Lagos, est l'un des rares laboratoires nigérians à avoir investi dans des capacités industrielles conformes aux normes internationales. Sa sélection suggère que ces investissements commencent à être reconnus là où se décident les licences mondiales.
Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone
Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.
Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.

