Nigeria : la justice rejette le recours réclamant une nouvelle enquête sur la mort de Mohbad

La Haute Cour fédérale d'Abuja a rejeté le 25 septembre 2026 le recours d'une organisation non gouvernementale qui demandait à la police nigériane de mener une nouvelle enquête sur la mort du chanteur Ilerioluwa Aloba, connu sous le nom de Mohbad, rapportent les quotidiens nigérians Vanguard et Premium Times.
Le recours avait été déposé par les Registered Trustees of Break the Silence Foundation contre l'inspecteur général de la police, la police nigériane et le commissaire de police de l'État de Lagos. L'association réclamait un contrôle judiciaire et une injonction obligeant les forces de l'ordre à rouvrir le dossier, estimant que l'enquête initiale avait été insuffisante et que certaines personnes n'avaient pas été entendues.
Une décision fondée sur la qualité à agir
Le juge James Omotosho a estimé que l'ONG n'avait pas qualité pour agir et que sa demande était dépourvue de fondement. Selon Vanguard, le magistrat a relevé que l'organisation n'avait produit aucun rapport de l'enquête policière initiale susceptible d'en démontrer les manquements, et s'appuyait sur « une simple affirmation sans preuve ». Premium Times cite également le juge jugeant le recours dépourvu de mérite et mettant en garde contre les procédures abusives. Le magistrat a par ailleurs averti les avocats contre les commentaires publics sur les affaires en cours.
La décision porte donc sur la recevabilité du recours et sur l'absence de pièces produites, et non sur une appréciation au fond de la qualité de l'enquête policière. Aucune responsabilité pénale n'a été établie à ce jour dans ce dossier.
Trois ans après, un dossier toujours ouvert dans l'opinion
Mohbad est mort le 12 septembre 2023 à 24 ans. Inhumé le lendemain, son corps avait été exhumé neuf jours plus tard pour autopsie, rappelle Premium Times. Trois ans après, plusieurs questions restent en suspens selon le journal : la paternité de son fils Liam, la propriété de ses biens et les conclusions de l'enquête. Son père réclame toujours que la lumière soit faite et a différé un enterrement définitif dans l'attente de réponses.
Au-delà du cas Mohbad, cette décision pose une question qui traverse les industries créatives du continent : qui peut porter devant un juge la mémoire d'un artiste disparu, et avec quelles pièces, lorsque la famille et le public attendent des réponses que l'institution policière n'a pas rendues publiques. Le dossier reste, sur le plan judiciaire, entre les mains de la police nigériane.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.