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Nigeria : le commerce agricole basculé d'un excédent de 740 milliards à un déficit de 56 milliards de nairas

Story Africa·27 septembre 2026·2 min de lecture
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Le commerce agricole du Nigeria est passé d'un excédent de 740,27 milliards de nairas au premier semestre 2025 à un déficit de 56,13 milliards de nairas au premier semestre 2026, d'après les statistiques du commerce extérieur du Bureau national des statistiques (NBS) analysées le 26 septembre 2026 par le média économique nigérian Nairametrics.

Le basculement ne vient pas d'une flambée des importations, mais de l'effondrement des ventes à l'étranger. Les exportations agricoles ont reculé de 33,3 % sur un an, de 2 960 milliards à 1 980 milliards de nairas, tandis que les importations ont elles aussi diminué, de 8,5 %, passant de 2 220 milliards à 2 030 milliards.

Un deuxième trimestre brutal

Le détail trimestriel montre une dégradation rapide. Le Nigeria affichait encore un excédent agricole de 344,65 milliards de nairas de janvier à mars 2026 (1 170 milliards d'exportations contre 827,72 milliards d'importations). Le trimestre suivant s'est refermé sur un déficit de 400,78 milliards : les exportations sont tombées à 802,99 milliards quand les importations grimpaient à 1 200 milliards.

Du cacao, du sésame, du soja : des produits bruts

La composition des exportations du deuxième trimestre 2026 est révélatrice. Le cacao de qualité standard arrive en tête avec 154,31 milliards de nairas, suivi des graines de sésame (96,03 milliards), du cacao de qualité supérieure (58,82 milliards), des fèves de soja (50,22 milliards), des farines et tourteaux de soja (36,41 milliards) et des fleurs coupées (31,43 milliards), selon le NBS.

Autrement dit, le premier pays d'Afrique par la population vend des fèves et des graines, et achète de la nourriture transformée. C'est le cœur du problème : la valeur ajoutée, les emplois industriels et les marges se créent au moment de la transformation, et cette étape se fait le plus souvent hors du continent. Plusieurs pays africains cherchent depuis peu à inverser ce schéma en conditionnant l'exportation de leurs matières premières agricoles ou minières à une première transformation locale.

25 millions de Nigérians concernés

L'enjeu social est considérable. L'agriculture employait 25,34 millions de Nigérians en 2023, soit 30,1 % de la population active, selon les données du NBS citées par Nairametrics. Chaque point d'exportation perdu se traduit en revenus qui n'arrivent pas dans les zones rurales productrices.

Les chiffres du troisième trimestre 2026, attendus dans les prochains mois, diront si le déficit du printemps était un accident de parcours ou l'installation d'une tendance.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.