Nigeria : les réserves de change gagnent 9,29 milliards de dollars en neuf mois

Les réserves de change du Nigeria ont progressé de 9,29 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de 2026, pour atteindre 54,86 milliards de dollars au 24 septembre 2026, contre 45,57 milliards au 2 janvier, d'après les données de la Banque centrale du Nigeria (CBN) rapportées par le média économique Nairametrics. Cette hausse de 20,4 % se compare à une progression de seulement 1,32 milliard de dollars sur la même période de 2025.
Le seuil des 50 milliards de dollars a été franchi le 4 juin 2026, celui des 54 milliards le 3 septembre. Le niveau atteint dépasse de 3,82 milliards de dollars la prévision de la CBN pour l'ensemble de l'année, fixée à 51,04 milliards, et ce avant même la fin du troisième trimestre.
D'où vient l'argent
Les entrées de capitaux étrangers expliquent l'essentiel du mouvement. Le Nigeria a attiré 10,37 milliards de dollars de capitaux étrangers au premier trimestre 2026, soit 83,8 % de plus que les 5,64 milliards du premier trimestre 2025, selon le Bureau national des statistiques cité par Nairametrics. Les investissements de portefeuille dominent, avec 3,37 milliards de dollars sur le seul mois de janvier.
Le média financier nigérian DMarketForces avance un second moteur : la hausse des recettes pétrolières et le développement du raffinage local, qui réduit les sorties de devises consacrées à l'importation de carburants. La production nigériane de brut a atteint 1,56 million de barils par jour en juin 2026, son plus haut niveau depuis 2020, un volume encore insuffisant, selon cette source, pour alimenter pleinement les capacités de raffinage installées dans le pays.
Un matelas confortable, mais pas une assurance
La composition de ces réserves appelle à la prudence. Les capitaux de portefeuille améliorent la liquidité en devises, mais restent bien plus sensibles aux taux d'intérêt, aux anticipations de change et à l'humeur des investisseurs mondiaux que l'investissement direct de long terme, souligne Nairametrics. Autrement dit, une part de ce matelas peut repartir aussi vite qu'elle est arrivée.
Pour la première économie d'Afrique de l'Ouest, l'enjeu est moins le chiffre affiché que sa traduction concrète : stabilité du naira, accès des entreprises aux devises et, in fine, prix payés par les ménages. Les prochains mois diront si ces réserves reposent sur des flux durables ou sur un capital de passage.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.