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Notation : S&P rachète le nigérian Agusto & Co, dix jours avant le lancement de l'agence africaine AfCRA

Story Africa·27 septembre 2026·2 min de lecture
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S&P Global Ratings a pris une participation majoritaire dans Agusto & Co, agence de notation panafricaine basée au Nigeria, une opération annoncée en juillet 2026 et analysée le 25 septembre 2026 par African Business. Le rachat intervient à moins de deux semaines du lancement officiel de l'Africa Credit Rating Agency (AfCRA), fixé au 7 octobre 2026 à Port-Louis, à Maurice.

Une maison nigériane présente dans quatre pays

Agusto & Co note des émetteurs publics et privés au Nigeria, au Kenya, au Rwanda et au Ghana. Selon African Business, elle continuera d'exercer comme entité de notation distincte, conformément aux obligations fixées par les régulateurs locaux. Samira Mensah, responsable des notations nationales de S&P en Afrique, présente l'opération comme une étape logique pour élargir et approfondir les marchés du crédit là où cela a du sens.

Le procès d'un système contesté

Depuis des années, les gouvernements africains reprochent aux grandes agences mondiales de produire des évaluations qui ne reflètent pas les réalités du continent. L'argument est économique autant que politique : une note jugée trop sévère renchérit le coût de l'emprunt, pèse sur les budgets publics et ignorerait les réformes déjà engagées. S&P et Moody's démentent tout biais, rappelle CNBC Africa. Que le premier d'entre eux investisse aujourd'hui dans une agence africaine est en soi un aveu que la critique a porté.

AfCRA, l'outil que l'Union africaine veut opposer

L'Africa Credit Rating Agency est portée par le Mécanisme africain d'évaluation par les pairs (MAEP), organe de l'Union africaine, qui présente son lancement comme « un pas audacieux » vers une plus grande autonomie et une souveraineté financière africaine. Selon CNBC Africa, l'agence doit être capitalisée par des investisseurs privés, sans actionnariat étatique : une architecture choisie précisément pour couper court aux soupçons de complaisance envers les gouvernements notés. Misheck Mutize, expert principal du MAEP cité par le même média, estimait cet été que le projet avait avancé plus vite que prévu.

Ce qui se joue maintenant

Les notations souveraines commandent l'accès des États africains aux marchés internationaux et le prix de leurs eurobonds, rappelle CNBC Africa. Pour le MAEP, tout se jouera donc sur la crédibilité : une agence africaine ne sera utile que si les investisseurs internationaux acceptent ses verdicts, y compris lorsqu'ils seront défavorables à un État membre. Dans le même temps, les groupes mondiaux qu'AfCRA entend concurrencer prennent pied dans les agences africaines existantes. La bataille de la notation du continent se jouera sur les deux terrains à la fois.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.