Or : la Guinée impose l'affinage local, la mine Kiniero a vendu 61 149 onces avant l'échéance

La Guinée a franchi le 6 octobre 2026 l'échéance qu'elle s'était fixée pour obliger ses producteurs d'or à faire affiner le métal sur son territoire, rapporte l'Agence Ecofin. Juste avant cette date, la mine de Kiniero, exploitée par PDI Gold, a vendu 61 149 onces d'or au troisième trimestre, contre 38 470 onces au trimestre précédent, soit une hausse de 59 %.
Cette envolée n'est pas une performance industrielle. Sur la même période, la production du site a reculé de 16 %, à 45 599 onces, toujours selon l'Agence Ecofin : l'exploitant a donc vidé ses stocks avant le changement de règle. Le signal est clair sur la manière dont les opérateurs lisent la réforme.
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Le cadre vient d'un décret signé le 3 juillet 2026 par le président Mamadi Doumbouya et détaillé par les médias guinéens Africaguinée et Vision Guinée. Le texte distingue l'or brut, d'une pureté inférieure à 99,5 %, de l'or raffiné. Seul ce dernier, conditionné en lingots et certifié par une raffinerie agréée en Guinée, peut désormais être exporté, avec certificat d'origine.
Le décret prévoyait une période transitoire de 90 jours pour que les opérateurs déposent leurs plans de mise en conformité. Il impose aussi d'alimenter en priorité les raffineries installées dans le pays, indexe le prix de référence sur les cours internationaux et fixe un paiement à 30 jours ouvrés maximum après livraison certifiée. Les sociétés titulaires de conventions avaient 30 jours pour ouvrir des renégociations ; les manquements exposent à la suspension d'agrément et à la saisie du métal.
La raffinerie, maillon encore incertain
L'ambition est limpide : cesser d'exporter de la valeur brute et bâtir une industrie guinéenne de l'affinage. Mais la réforme repose sur un maillon qui n'est pas encore en service. La Nimba Gold Refinery est attendue avant la fin de l'année 2026, note l'Agence Ecofin, qui souligne que les modalités concrètes entre cette raffinerie et les mines industrielles du pays — tarifs, délais de traitement, garanties — restent à clarifier.
Le test sera technique autant que politique : les lingots guinéens devront répondre aux standards de certification reconnus sur les marchés internationaux, faute de quoi l'obligation d'affinage local se transformerait en goulot d'étranglement pour les exportations du pays.
Reste à voir si l'inauguration annoncée tiendra le calendrier, et comment les producteurs, qui ont anticipé l'échéance en vendant leurs stocks, aborderont le quatrième trimestre.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


