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Ouganda : la militante Praise Aloikin emprisonnée après avoir raillé le fils du président sur TikTok

Story Africa·2 octobre 2026·2 min de lecture
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Praise Aloikin, militante ougandaise de 26 ans engagée contre la corruption, est incarcérée depuis fin septembre 2026 après avoir tourné en dérision sur TikTok Muhoozi Kainerugaba, chef de l'armée et fils du président Yoweri Museveni, en le qualifiant de « chou ». Les poursuites officiellement engagées contre elle ne portent pourtant pas sur ses propos : il lui est reproché d'avoir utilisé une carte SIM enregistrée au nom de sa mère, rapporte RFI.

La chronologie des faits est au cœur du litige. Selon RFI, la militante a été convoquée dans un commissariat le 26 septembre 2026, puis portée disparue jusqu'au 28 septembre. Amnesty International affirme que des hommes armés l'ont enlevée à bord d'une voiture banalisée. L'organisation dénonce des disparitions forcées répétées en Ouganda depuis 2020. À ce stade, Praise Aloikin n'a pas été jugée et bénéficie de la présomption d'innocence sur le chef retenu contre elle.

Le « chou » devenu mot de passe

Le détail du vocabulaire n'est pas anecdotique. Le surnom lancé par la jeune femme a été repris par d'autres jeunes Ougandais sur les réseaux sociaux, devenant une manière détournée de critiquer le pouvoir sans le nommer, note RFI. C'est précisément cette viralité qui donne à l'affaire une portée dépassant le sort d'une seule personne : elle révèle le coût désormais attaché à une plaisanterie politique en ligne.

Praise Aloikin n'est pas une inconnue. Elle avait reçu une distinction de l'Union européenne l'année précédente pour son engagement, précise RFI. Sa détention est suivie par des voix de la société civile ougandaise, notamment Agather Atuhaire, responsable du centre de recherche Agora.

Une poursuite technique pour un propos politique

Le choix de l'infraction retenue — l'usage d'une carte SIM au nom d'un tiers — illustre un mécanisme bien connu des défenseurs des libertés : lorsque la critique d'un dirigeant est difficile à poursuivre directement, un motif administratif peut en tenir lieu. Dans un pays où l'enregistrement des cartes SIM est obligatoire, un grand nombre d'utilisateurs se trouvent potentiellement exposés à la même qualification.

Pour Story Africa, la défense des droits des Africains ne s'arrête pas aux frontières des ingérences extérieures : elle inclut le droit des citoyens ougandais à moquer leurs dirigeants sans disparaître trois jours. La suite dépendra de la procédure judiciaire ouverte contre la militante et de la réponse des autorités aux demandes d'explication d'Amnesty International sur les conditions de son interpellation.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.